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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

Par Ivan DRAPEAU


Après-demain lundi, dernière réunion du conseil régional avant l'été. Au menu: les modalités du soutien à Heuliez, des dossiers sur la formation et l'innovation. Plus une visite du préfet de région. Ségolène Royal, face à la presse hier, a balayé plus large que l'ordre du jour des affaires courantes. Tonique et directe avant un été qu'elle passera essentiellement en Poitou-Charentes, y mêlant vacances et travail.


Le préfet de région, Bernard Tomasini, ne passera pas ses vacances avec Ségolène Royal. Le représentant de l'État avait dénoncé urbi et orbi l'attitude de la présidente de région qui, selon lui, avait décommandé au dernier moment le 22 juin son intervention devant les conseillers régionaux. Il est annoncé lundi prochain pour présenter les dossiers « routes nationales» et «ligne à grande vitesse ». Il sera froidement reçu. Ségolène Royal n'a pas oublié qu'il avait tenté de lui interdire, selon elle, l'accès à une réunion lors de la visite de Luc Chatel (à l'époque secrétaire d'État) chez Heuliez en mai. « C'est un grossier personnage », dit sans détour Mme Royal. Ambiance.


Les élections régionales de 2010. Ségolène Royal est très présente sur le territoire depuis quelques mois. À moins d'un an des prochaines élections (mars 2010). Elle se défend d'avoir accéléré le rythme : « C'est mon travail. Nous entamerons la campagne électorale au dernier moment. Les gens savent ce que nous avons fait. » Elle refuse de parler tractations avec les Verts, le PC ou les radicaux. « L'équipe est homogène, elle a bien travaillé. Mais je ne retiendrai personne si certains veulent faire leur liste. »


Pas de politique industrielle. C'est le reproche majeur que l'ancienne candidate à la présidentielle fait au gouvernement en place. «Où est le grand chantier national de la voiture électrique qui aurait relancé Heuliez quand nous avons dû nous battre pour nous faire entendre ? Où sont les élus de droite quand je ne les vois ni dans le bassin sinistré de Châtellerault ni avec les ouvrières d'Aubade qui ont des idées. Il faut les soutenir.» Les salariées préconisent une spécialisation de la fabrication de lingerie de qualité grande taille. Des sous-vêtements XXL pour une région qui voit grand.


« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je soutiens Martine [Aubry, NDLR] dans son travail. Point. Je ne veux plus que mon nom soit utilisé à côté du mot courant. Un courant, c'est un rapport de force. Or, je m'appuie sur la base militante. Les courants ont toujours fait beaucoup de mal au Parti socialiste, ils détruisent les relations humaines. » Ségolène Royal préfère s'appuyer sur un triptyque: le terrain régional, le laboratoire d'idées de Désirs d'avenir et l'université populaire qui se réunit tous les lundis au théâtre Déjazet à Paris, relayée sur internet.


La présidentielle de 2012 ? « Il serait tout à fait indécent de l'avoir en ligne de mire quand la préoccupation des gens secoués par la crise en est à cent lieues. Je n'y pense absolument pas et je me l'interdis par hygiène de vie personnelle. » Elle le jure, croix de bois croix de fer, et va en enfer si elle ment. « C'est un sujet qui n'obsède que le monde médiatique. »


Source :
La Charente libre

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Publié dans : Actes et mots de Ségolène



Ségolène Royal, Présidente de la Région, Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la Banque européenne d'investissement (BEI) et les caisses régionales du Crédit agricole de Touraine et du Poitou, de Charente-Maritime/Deux-Sèvres, de Charente-Périgord ainsi que Crédit agricole Leasing ont annoncé le 6 février que la BEI a approuvé, le 30 janvier, l’octroi d’un prêt de 200 millions d’euros pour le financement du plan photovoltaïque de la Région Poitou-Charentes. Les caisses régionales du Crédit agricole et Crédit agricole Leasing ont été sélectionnées pour mettre en œuvre et cofinancer ce grand projet régional à hauteur de 200 millions d’euros. 400 millions d'euros sont ainsi mobilisés pour financer le plan photovoltaique.Les grands travaux de ce plan ont été lancés le vendredi 27 février au lycée Victor Hugo (Poitiers).

Lire l'article sur
Plan énergie solaire régional.

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Publié dans : Ségolène et la région Poitou-Charentes
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Publié dans : Ségolène et la région Poitou-Charentes

Grâce à la convention régionale, 220 salariés en sécurisation de parcours, au lieu de 130 initialement prévus.

En adéquation avec sa politique régionale visant à promouvoir la conversion écologique de l'économie et une croissance verte en faveur de l'emploi, Ségolène Royal propose à l'ensemble des élus du Conseil régional Poitou-Charentes de prendre des mesures exceptionnelles pour la formation et la sécurisation professionnelle des salariés d'Heuliez. Ces mesures visent à éviter le licenciement de personnes qualifiées dont la société, notamment au titre de la production des véhicules électriques, aura besoin à court et à moyen terme.


L'action de la Région se concrétisera par la mise en place d'un programme spécifique de sécurisation des parcours professionnels qui permettra à 220 salariés* de bénéficier d'une formation qualifiante d'une durée moyenne de 600 heures correspondant à la fois à leurs besoins et aux attentes de l'entreprise. Les passerelles entre les différentes actions proposées seront encouragées et les salariés pourront bénéficier, pendant toute la durée de leur parcours, du chômage partiel.


Des mesures destinées à encourager les solutions alternatives de reclassement seront également proposées afin d'éviter des licenciements économiques via notamment des mutations internes, l'accompagnement des réductions d'horaires dans le cadre d'une procédure de chômage partiel, via également les mises à disposition d'autres entreprises de salariés d'Heuliez.


Ségolène Royal propose, lors de cette Commission permanente, de valider la Convention-Cadre avec le repreneur d'Heuliez, avec un engagement régional de 3 531 000 euros.


La Région va également participer à hauteur de 5 millions d'euros au capital de la société.


* A noter que la proposition initiale du repreneur était de 130 personnes. Suite aux contacts avec la Région un accord est intervenu pour porter les actions de sécurisation à 220 personnes, soit 90 de plus.

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Publié dans : Ségolène et la région Poitou-Charentes

Depuis l’époque où elle représentait la France au Sommet de la Terre, en 1992, jusqu’à son projet d’université européenne d’été, Ségolène Royal n’a rien à envier aux écologistes.


Par Sylvie Santini


En 1992, elle était ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy et représentait la France au Sommet de la Terre à Rio. En 1993, elle publiait « Pays, paysans, paysages » (éd. Robert Laffont), un intitulé que ne renierait pas José Bové, et ce 22 juin 2009, elle présente devant son conseil de Poitou-Charentes « L’agenda régional pour la croissance verte 2009-2012 ». Entre-temps, elle aura défendu, en tablier de fermière, son cher chabichou, vanté urbi et orbi pendant la présidentielle de 2007 les vertus des « fours solaires » pour les ménagères africaines et posé (malencontreusement) avec un agneau dans les bras. Autant dire que Ségolène Royal a l’écologie durable...


Et qu’elle n’a pas attendu le succès de Cohn-Bendit aux européennes pour promouvoir ce qu’elle appelle « l’excellence environnementale ». En attendant d’autres batailles électorales, la présidente de Poitou-Charentes continue à faire de sa région un laboratoire vert. Il y a un mois, au lieu-dit La Ressière, elle lançait le « premier site pilote de production d’écocarburant à partir de biogaz ». Une première mondiale, selon son chargé de mission à Poitiers, Olivier Palluault, que celle de la récupération de gaz issu des déchets ménagers nourrissant les algues. Bientôt, c’est une usine de recyclage des résidus textiles qui sera construite à Melle, fief de la présidente. Le photovoltaïque est une autre de ses croisades, menée avec succès, avec un plan de 400 millions d’euros, fournis pour moitié par la Banque européenne d’investissement. L’écohabitat est aussi au programme picto-charentais, avec un plan « 1 000 maisons en bois » lancé en 2006 (453 ont été subventionnées à fin 2008) et un concours pour des logements à basse consommation coûtant moins de 80 000 euros l’unité. En pasionaria de la voiture électrique, Ségolène Royal présentait ses prototypes régionaux à bas coût au dernier Mondial de l’automobile, milite depuis pour la survie de l’un de leurs concepteurs, l’entreprise Heuliez, et incite ses administrés au covoiturage.


Cerise sur le gâteau bio : une université « européenne internationale d’été » (sic) est d’ores et déjà annoncée pour le 30 septembre à Poitiers, sur le thème de la « politique de civilisation », avec l’auteur du concept en personne, l’éminent sociologue Edgar Morin. A l’ordre du jour, l’inauguration d’une exposition « Climat », des débats sur des thèmes tels que « L’eau, un bien commun » ou « L’état de la planète, catastrophes, enjeux, perspectives ». L’ovni du PS reste indubitablement celle de ses pairs qui surfe le mieux sur l’air du temps environnementaliste.


Source :
Paris Match

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Publié dans : Dans la presse et sur le web

Un certain flottement était perceptible depuis quelques mois dans les rangs de l’Espoir à gauche (LEAG). Les rapports entre le courant le plus important au sein du PS (29 % des voix des militants lors du vote des motions du congrès de Reims) et Ségolène Royal s’étaient notoirement distendus. D’autre part, l’entrée au sein de la direction de plusieurs représentants de LEAG (Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, Guillaume Garot, David Assouline et quelques autres) sans que la ligne de la direction ne s’en trouve vraiment modifiée avait brouillé l’image du courant dirigé par Vincent Peillon, loin d’être épargné par la déroute européenne. Riche de personnalités au goût marqué pour l’indépendance – doux euphémisme – LEAG est tiraillé entre diverses forces centrifuges.


Outre
Ségolène Royal, le courant compte désormais dans ses rangs un nouveau présidentiable ; Manuel Valls. Or, le député et maire d’Evry, s’il compte des partisans (ils étaient 300 lundi soir au théâtre Michel, à Paris) ne fait pas l’unanimité. Quant à François Rebsamen, qui s’est rapproché de  la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, il n’a pas hésité à jouer plusieurs fois les francs-tireurs contre Martine Aubry. Pour sa part, Gérard Collomb vexé d’avoir été tenu à l’écart de la composition de la liste PS pour les européennes dans le Sud-est a claqué la porte. Le maire de Lyon se verrait bien reconstituer La Ligne Claire, sorte de ligue des grands élus dissoute dans LEAG juste avant le congrès.


Plus vraiment Ségolâtres
(en vérité, la plupart d’entre eux ne l’ont jamais vraiment été), ni devenus farouchement anti-Royal (à marée basse dans les sondages, la dame du Poitou reste quand même une valeur sûre dans l’hypothèse de primaires ouvertes), les représentants de la Motion E qui revendiquent une trentaine de fédérations se réveillent. Ils veulent incarner la modernité et devenir les principaux pourvoyeurs d’idées du PS. Encore faut-il que leurs têtes pensantes trouvent du grain à moudre. Ce sera l’objet de la rencontre des 21 et 22 août à Marseille où se tiendra une « Université du Faro » destinée à « remettre le PS en mouvement ». Au programme de ces réjouissances, des tables rondes axées sur des thématiques d’actualité (la crise de la social-démocratie, les retraites, le nouveau modèle de développement, la crise des médias mais aussi les primaires et la stratégie d’alliance). Parmi les débatteurs, Arnaud Montebourg, apôtre des primaires, le revenant Julien Dray qui effectuera sa rentrée politique pour l’occasion et une belle brochette de guest-stars non-socialistes. Daniel Cohn-Bendit, Marielle De Sarnez et Robert Hue sont annoncés.


Une semaine avant l’université d’été de la Rochelle
, L’Espoir à Gauche va s’activer à mettre la pression sur deux questions. La première est, bien entendu, celle des primaires. La bataille n’est pas encore gagnée. Martine Aubry, qui a fixé l’échéance à juin 2010 sans donner de garanties, répète que le projet doit précéder la définition de la procédure de désignation. L’autre enjeu est la stratégie d’alliance qui, dans l’esprit de Vincent Peillon, doit aller de la gauche de la gauche jusqu’au MoDem. « Lorsque nous parlons des institutions, de la redistribution ou de l’école, on peut se demander où se trouvent les vrais frontières qui nous séparent » assure le député européen qui croit « au rassemblement des progressistes ».


Et Ségolène Royal ?
La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a été invitée à Marseille mais il n’est pas sûr qu’elle sera de la partie. Sa stratégie « indépendantiste » – comme sa nouvelle complicité avec la première secrétaire - l’amène à se tenir à l’écart de ce genre de manifestation. « Ségolène Royal est dans notre courant. Nos relations sont très apaisées ; elle a son autonomie mais elle sait que c’est chez nous que se trouvent ses amis » assure Vincent Peillon. Pour l’instant, Ségolène ne leur manque pas vraiment mais, prudents, ses ex-compagnons de route ne veulent pas exclure de le redevenir un jour.


Jean-Michel Normand

Source : Puzzle socialiste (blog du Monde)

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Publié dans : Dans la presse et sur le web

Ségolène Royal est au Monténégro pour la réunion du Presidium de l'Internationale socialiste. Elle y a prononcé un discours sur les « cinq défis du temps présent ».


Lire la lettre qu'elle envoie depuis Budva.


« Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d’histoire. La culture monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l’orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l’Autriche-Hongrie. Le Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l’État fédéral de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.


L’action menée par l’actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l’intégration dans l’Union européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l’a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l’indépendance du Monténégro. Il est l’un des fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l’Internationale Socialiste. Le Parti Social-démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l’Internationale Socialiste. Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L’un et l’autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m’ont dit tout le prix qu’ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l’Union Européenne.


Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est européen qui, après tant d’années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd’hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l’Europe et de la France. Il faut par exemple souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer État « démocratique, social et écologique ».


La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.


C’est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l’Internationale ouvrière de 1889 et de l’Internationale ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd’hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l’Internationale Socialiste des Femmes et l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.


Elle est aujourd’hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l’automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L’avenir des gauches en Europe ».


Hier, s’est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait représenter, sont notamment : l’Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l’Israélien Ehud Barak, l’Irakien Jalal Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l’Italien Massimo D’Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l’Haïtien Victor Benoit, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.


Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’État dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste.


C’est, aujourd’hui, la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de l’Internationale Socialiste des Femmes, de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l’Internationale Socialiste d’Éducation. Il prend toutes les décisions de politique et de principe nécessaires entre les réunions du Congrès.


La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.


Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise. Car, pour sortir du chaos et remettre de l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.


Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :

1. Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de notre réponse à la crise.

2. Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.

3. La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.

4. Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.

5. La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’État, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien. »


Ségolène Royal

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