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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

undefinedConnivence des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu'à la base les petits ont du mal à vivre

Ségolène Royal a dénoncé samedi matin à Paris une « connivence » entre les puissants et « ceux qui jonglent avec les milliards », à propos de ce qu'elle a qualifié d'« invraisemblable scandale de la Société Générale ».

Ségolène Royal s'exprimait à la Bellevilloise, devant quelque 500 militants de Désirs d'avenir.

Ségolène Royal a pointé « cette espèce de connivence, en haut, des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu'à la base les petits ont du mal à vivre, à survivre ».

« Il faut un rétablissement moral à partir de ce scandale, au moins que la leçon en soit tirée et que les banques, grâce à une loi bien claire, cessent de se faire du beurre sur le dos des plus modestes », a poursuivi Mme Royal. « Faisons très rapidement la réforme que je réclamais depuis longtemps: rémunérer les comptes de petits épargnants ».

Evoquant les municipales, elle a affirmé : « c'est dans les collectivités territoriales que nous allons pouvoir faire un rempart contre la politique de la droite, celle qui met les valeurs financières au-dessus de toute valeur humaine ».

« Cette invraisemblable scandale nous montre à quel point le capitalisme est devenu incompétent, irresponsable, intolérable, désinvolte », a lancé Ségolène Royal.

Avant de s'envoler pour Florence, où se tenait une réunion du nouveau parti démocrate (centre gauche), Ségolène Royal a été ovationnée par ses partisans, réunis sur le thème de la Ville, avant de futurs débats sur le développement durable puis la démocratie participative.

En présence de Ségolène Royal
 
Nous vous invitons à participer à l’assemblée participative de Désirs d’Avenir sur le thème de « La ville pour tous » le samedi 26 Janvier 2008 de 10 heures à 17 heures.
Rendez vous à 9 h 45 à la Bellevilloise (19-21, rue Boyer - Paris 20e – M° Gambetta ou Ménilmontant).
 
Le programme :
9 h 45 – 10 h 15 : Mot d'accueil de Ségolène Royal
10 h 15 - 10h45 : Introduction de Jean-Pierre Mignard et Dominique Bertinotti
10 h 45 -12 h1 5 : Débat « La ville contre la vie chère »
14 h 00 – 15 h 30 : Débat « Le développement durable pour tous »
15 h 30 – 17 h 00 : Débat « La démocratie participative dans la ville »
Après Nicolas Sarkozy, Jacques Attali a remis mercredi son rapport sur la « libération de la croissance » à sa « famille d'origine », le parti socialiste. Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'Economie, réagit sur le site « 20 minutes » :

Jacques Attali vient de vous présenter son
rapport pour la relance de la croissance. Que pensez-vous des propositions qu'il formule ?
L'attitude de Ségolène Royal, qui a dit que le « rapport Attali a le mérite d'être là », est légitime. Quand quelqu'un travaille à la réforme du pays, il faut le respecter. Une réforme est en effet nécessaire, mais elle doit être juste. J'ai vu toute une série de propositions qui sont les bienvenues: l'instauration d'une «société de la connaissance», l'augmentation de la qualification des hommes et des femmes, la sécurisation des parcours professionnels… Toutes ces mesures rejoignent celles proposées par Ségolène Royal lors de la présidentielle.
Le problème du rapport réside davantage dans ce qui ne s'y trouve pas. Il ne dit pas que le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy de 15 milliards d'euros est une dépense inutile pour la croissance. Peut-être Jacques Attali le pensait-il, mais il ne l'a pas écrit. L'autre grand sujet absent est le pouvoir d'achat des Français. La hausse proposée de la TVA et de la CSG est malvenue dans le contexte actuel, où les Français voient leur pouvoir d'achat diminuer.

N'avez-vous pas l'impression, comme certains, que ce rapport est d'inspiration libérale ?
S'il s'agit de mettre fin à certains avantages dans la grande distribution, pourquoi pas ? Les marges arrières que Jacques Attali veut voir supprimer ne sont en effet ni bonnes pour la croissance ni pour le pouvoir d'achat. Je ne crois pas que les propositions soient toutes libérales, notamment celles sur l'investissement dans le domaine universitaire.

Vous semblez accorder un certain satisfecit au rapport. N'y a-t-il pas des propositions auxquelles vous vous opposez ?
Je ne crois pas que la question de l'assouplissement de la profession de taxis soit bien nécessaire. Ce n'est pas ça qui va relancer la croissance et polarise le débat là où il ne faut pas. Quant à la proposition de la suppression des départements, elle est inutilement provocatrice. Mais il faut reconnaître qu'il existe une juxtaposition des structures administratives et qu'il faudra à l'avenir clarifier les compétences de chacune.

Que va faire le PS de ce rapport ? Va-t-il s'en inspirer pour faire siennes certaines idées ?
Ce rapport, remis au président de la République, est plus un problème pour la droite que pour la gauche. Il va mettre mal à l'aise la droite, qui va être mise face à ces contradictions et face à sa clientèle, composée de professions visées par le rapport.

Jacques Demarthon - AFP - Jacques Attali, le 23 janvier 2008 à Paris
Propos recueillis par Alexandre Sulzer
Source : 20 minutes
Semaine après semaine, Ségolène Royal s'affirme décidément comme une de nos meilleures sociologues. En témoigne le discours prononcé samedi, lors de la journée de réflexion du PS sur le thème «Inégalités et justice sociale». Intitulé rebattu, qui invitait aux propos convenus. Elle a pourtant saisi l'occasion pour développer une analyse originale, « un peu provocatrice », sur « les trois malentendus » entre la gauche et les Français. 1) La lutte contre les inégalités doit aussi englober les classes moyennes. 2) L'objectif de la gauche n'est pas le nivellement, mais l'épanouissement individuel. Elle doit « déculpabiliser et même encourager le droit à la réussite personnelle ». 3) Le souci de la justice sociale n'est pas antinomique avec l'esprit d'entreprendre et le goût du risque : il est « synonyme ».

Autant de thèmes déjà esquissés lors de la campagne présidentielle, dira-t-on. Mais l'ex et (probable) future candidate a manifestement approfondi sa réflexion. Son diagnostic, nourri des meilleures études sur le sujet, cerne au plus près les racines de cette langueur qui mine la société française. Je pense notamment à la grande enquête internationale sur « les Jeunesses face à leur avenir » (1). Résumons : parmi les populations observées, les jeunes Français se signalent par leur pessimisme - individuel et collectif -, leur fatalisme, leur manque d'esprit d'entreprise, leur faible sentiment d'appartenance à la société et, couronnant le tout, un degré record de méfiance envers les institutions, les élites et « les gens en général ». Bref, l'horreur, c'est les autres. Un tableau décourageant - guère surprenant, au fond : ce n est pas seulement la jeunesse, c est la société française dans son ensemble qui voit l'avenir en noir, d'autres études comparatives l'avaient déjà souligné (et, soyons juste, Sarkozy n'y est pour rien : le sondage a été réalisé fin 2006).

Pour autant, cette mélancolie hexagonale n’est pas inscrite dans notre ADN. Elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est étroitement liée à l'attitude à l'égard de l'économie. Sur ce point, l'enquête de Kairos Future est éclairante. Elle permet de distinguer schématiquement trois types de culture économique. D'un côté, les pays où les jeunes valorisent à la fois la concurrence, la réussite individuelle et un haut niveau de protection sociale. C'est le modèle libéral et social Scandinave, bien incarné par le Danemark. D'un autre côté, les pays où l'on privilégie la réussite individuelle au détriment des protections collectives. C'est le modèle anglo-saxon. Enfin, les pays où l'on prône l'égalité plus que le mérite, la protection (des individus et de l'économie nationale) plus que la concurrence. Modèle qu'Olivier Galland, chercheur au CNRS, qualifie d'« étatiste-égalitariste ». Or que constate-t-on ? Dans le premier groupe, l'optimisme et la confiance sont au plus haut. Dans le second, un peu moins. Dans le troisième, dont la France est l'archétype, règnent le pessimisme, la défiance et la tentation du chacun pour soi l'« individualisme négatif » dont parle le sociologue François de Singly. Redoutable spirale où s'abîme l'espérance collective. Briser cet enchaînement dépressif, c'est toute l'affaire. En déculpabilisant la réussite personnelle, en accouplant esprit d'entreprise et justice sociale, Ségolène Royal touche juste : comme le montre l'insolente santé morale du peuple danois, le meilleur antidote à « la société du risque » (Ulrich Beck), ce n'est pas le repli, c'est la redécouverte du goût du risque.

(1) Réalisée par Kairos Future International, en partenariat avec la Fondation pour l'Innovation politique, auprès de 22 000 jeunes de 16 à 29 ans, dans 17 pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Le rapport paraîtra à la fin de ce mois.

Claude Weill
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