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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

Ségolène Royal en campagne apporte son soutien aux candidats socialistes et aux équipes de gauche pour les municipales et les cantonales. Et rencontre également celles et ceux qui se battent pour leur entreprise, leur famille, leur pouvoir d’achat, leur quartier. Sur la dernière ligne droite, les déplacements se multiplient et l’espoir se renforce.

Mardi 26 février, Toulon (Var)
- Comme Saint-Maur-des-Fossés, Neuilly-sur-Seine, Hyères et Nice : « Toulon est sur la liste noire de la fondation Emmaüs », souligne Ségolène dans la ville chef-lieu du Var, aux côtés de Robert Alfonsi, candidat aux municipales. La Fondation Abbé Pierre a en effet publié à la mi-février un palmarès des communes soumises aux obligations légales en matière de logement social (loi SRU) qui place Toulon parmi les plus mauvais élèves de France. « Il faut respecter cette loi, construire des logements pour ceux que la vie chère frappe le plus », a rappelé Ségolène.

Mardi 26 février, Bordeaux, Talence et Gradignan (Gironde)
– Après une visite de soutien en compagnie de Vincent Feltesse (Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux) à Blanquefort aux salariés de Ford au chômage technique qui réclament la pérennisation de près de 2 000 emplois après 2010, Ségolène et Alain Rousset rejoignent Bordeaux. Sur la place Saint-Michel, au cœur de la capitale aquitaine, elle appelle à la mobilisation autour d’Alain Rousset et dans chaque commune pour « un vote d'avertissement au pouvoir en place ». Une journée qui aura continué sur des rencontres chaleureuses avec Anne-Marie Keiser, Gilles Savary et leurs équipes, respectivement candidats à Gradignan et Talence. L’occasion également d’affirmer que « L'enjeu, dans les collectivités territoriales, c'est d'amortir les chocs que la mauvaise politique de Nicolas Sarkozy fait subir au pays, en particulier la vie chère, la précarité qui augmente, les salaires qui baissent, les impôts nouveaux - 6 nouveaux impôts en 8 mois - la dégradation de l'accès aux soins ».

Lundi 25 février, Périgueux (Dordogne)
– Venue soutenir amicalement devant un millier de personnes Michel Moyrand qui est bien parti pour prendre la mairie de Périgueux, Ségolène déclare que « toute élection a un sens national. C'est au niveau des villes qu'on va pouvoir résister à tout ce qui se délite au niveau national ». Signe des temps ? Dans le journal de campagne de maire-ministre Xavier Darcos, « sur la photo, le président de la République a disparu… ».

Samedi 23 février, Nice (Alpes-Maritimes)
- « Il est temps de changer d’ère » : à Nice où avec Patrick Allemand et son équipe pour les municipales, Ségolène appelle avec force au changement. Parce que les élections municipales et cantonales peuvent ramener au bon sens un Président et un Gouvernement qui « multiplient les promesses et les annonces non tenues. Hausse des prix, vie trop chère, hausse du prix de l'essence, de l'alimentation, impôts, promesses non tenues : on n'en peut plus. Trop de familles sont dans les difficultés. On en a assez de cette politique d'improvisation, de désinvolture, d'annonces nouvelles au quotidien sans doute pour faire oublier celles de la veille". La gauche porte l’espoir. L’espoir également, à Nice, d’en finir avec l’affairisme et les batailles claniques au sein de la droite.

Vendredi 22 février, Montpellier (Herault)
- Visite du quartier de la Paillade, du marché : vendredi 22 février, Ségolène à Montpellier est aux côtés d'Hélène Mandroux, une des seules femmes maire de grande ville, candidate à sa réélection.

Ce même jour, Cités d'avenir, déclinaison de Désirs d'avenir dans les quartiers, a vu le jour à Montpellier où sera basé son siège social. L’association fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions. « On veut continuer sur la dynamique de l'élection présidentielle », explique un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.

Jeudi 21 février, Charente-Maritime
– Une journée dans des cantons ruraux du département pour faire basculer à gauche le Conseil général qui n’en n’a jamais été aussi près.

Mercredi 20 février, Caen (Calvados)
- « Je me reconnais dans la façon dont Philippe Duron fait de la politique, dans la parole donnée qui sera suivie d’effet. » Lors d’un meeting devant 800 personnes à Mondeville, Ségolène est venue encourager Philippe Duron parti pour conquérir Caen. Soutien chaleureux également à l’ensemble des candidats socialistes dans un appel à la mobilisation de tous : « mettons-nous en mouvement ! ».

Mardi 19 février, Metz (Moselle)
– Dans la ville chef-lieu mosellane et lorraine, Ségolène, en compagnie de Jean-Marc todeschini, Sénateur et 1er fédéral, soutient la liste conduite par Dominique Gros ainsi que les candidats aux cantonales Sébastien Koenig et Jean-Michel Toulouze. Un meeting pour appuyer le désir de faire de Metz une ville « écologique, innovante, solidaire, européenne et démocrate » et offrir à la Moselle un « changement politique et un nouvel élan ».

Lundi 18 février, Charente et Vienne
– Un détour par Confolens pour soutenir Madeleine Ngombet et par Châtellerault en appui de Joël Tondusson, tous deux têtes de liste aux municipales.

Dimanche 17 février, Pontoise (Val d’Oise)
– Des sourires, des fleurs, des ballons, le soleil... Ségolène rencontre les habitants de Pontoise, dans le quartier de Marcouville, pour soutenir Didier Peyrat et les membres de la liste Pontoise Ensemble « issus de la société civile et de toute la gauche ». Leur projet pour Pontoise : « bâtir une ville enfin rassemblée, mieux équilibrée, plus solidaire et écologique et rénover la démocratie municipale à Pontoise. »

Dimanche 17 février, Levallois-Perret (Haut-de-Seine)
- Ségolène se fait à Levallois-Perret l’avocate de la " morale républicaine " lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie, Thierry David, escortée par des militants socialistes mais aussi de nombreux partisans du maire. « Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est curieux, la résurgence d'un vocabulaire d'un autre âge ! « , s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres. Cette visite est un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire. Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat socialiste, Thierry David. » --- Source : « Paris d’Avenir, un autre regard », le blog du comité parisien Désirs d’Avenir.

Samedi 16 février, Blois (Loir-et-Cher)
- En fin de journée, arrivée à Blois dans une salle comble et enthousiaste pour un meeting en soutien à Marc Gricourt, candidat à la mairie et Christophe Degruelle, postulant à la présidence de l’agglomération : un « tandem » emblématique de la volonté de ne pas cumuler et d’avancer en transparence. « Attachés à des valeurs de solidarité, d'humanisme, de convictions et de respect de celles-ci », ils appellent à une « forte mobilisation, pour choisir une équipe municipale innvante et protectrice, et pour ne pas accepter le plan de rigueur de Nicolas Sarkozy et de tout ceux qui le soutiennent à Blois. »

Samedi 16 février, Deux-Sèvres (Loir-et-Cher)
– Le Département des Deux-Sèvres peut basculer à gauche : Ségolène apporter un soutien plein d’espoir et amical à Jean-Claude Sillon (canton de Chef-Boutonne), Christian Goyer (Brioux-sur-Boutonne), Sébastien Dugleux (Mauzé-sur-le-Mignon), Joël Misbert (Frontenay Rohan Rohan), en présence de Françoise Billiy, première fédérale, et de Delphine Batho. Au cœur d’un Marais Poitevin auquel le Gouvernement refusera scandaleusement, pour des raisons de politique politicienne, le label PNR quelques jours plus tard, soutien également à Yann Hélary, candidat Vert aux cantonales en Vendée villiériste.

Jeudi 14 février, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône)
– Ségolène accompagnée par Jean-Jack Queyranne soutient Hélène Geoffroy, candidate à la mairie de Vaulx, et Jean-Paul Bret, candidat à sa propre succession à la mairie de Villeurbanne. L’occasion de saluer le travail des équipes municipales de gauche dans les quartiers populaires en pointant du doigt « le plan quartier du Gouvernement annoncé par Nicolas Sarkozy non pas dans les quartiers mais sous les ors de l’Elysée ». Et d’insister sur la nécessité de favoriser concrètement « l’accès au premier emploi et à l’éducation ».
Six organisations de retraités ont annoncé lundi qu’elles appelaient l’ensemble des retraités « à une journée nationale d’actions » le jeudi 6 mars, afin d’obtenir une revalorisation de leurs pensions et retraites.

Dans un communiqué, les unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC et la fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP) ont souligné que « l’évolution des prix en 2007, comparée à la revalorisation des retraites au 1er janvier 2008, montrait l’injustice faite aux retraités ». Selon la FGR-FP, « Xavier Bertrand lui-même reconnaît l'insuffisance du taux de revalorisation ».

Pour les six organisations, « c’est tout de suite qu’il faut redonner du pouvoir d’achat aux retraités, afin de compenser la hausse des prix et du coût de la vie ». Elles ont annoncé l’organisation de manifestations locales et une à Paris et indiqué qu’une délégation des unions confédérales de retraités se « rendra en audience à Matignon ».

Des manifestations sont également en préparation pour le 29 mars à l'initiative de la CGT, cette fois-ci pour la défense des retraites et contre un nouvel allongement de la durée de cotisation.

Source :
Les infos.com
Par Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature.

Dans son film d’anticipation Minority Report, Spielberg mettait en scène une brigade de police chargée d’arrêter les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte. Pour accomplir leur mission, ces policiers du futur étaient aidés par des êtres surnaturels, les précogs, chargés de lire l’avenir et de débusquer les criminels potentiels. Ainsi la société du futur était-elle protégée de la violence, et le crime éradiqué. Mais un jour les précogs ont la vision du meurtre que va commettre le chef de cette brigade futuriste. Avant d’être arrêté par ses collègues, il s’enfuit pour tenter de démontrer qu’il n’a aucune intention de tuer. Comment démontrer que l’on est innocent d’un crime que l’on n’a pas encore commis ? C’est une preuve impossible, et le héros de Spielberg va vivre mille aventures avant de démontrer l’imposture dont il est victime.

Qu’en sera-t-il pour tous ceux concernés par la rétention de sûreté ? Le projet de loi prévoit l’enfermement après la peine de tous les criminels de sang qui seront considérés comme particulièrement dangereux. Cette particulière dangerosité n’est évidemment pas définie. Mais il sera demandé à deux médecins experts de la pronostiquer. Tels des précogs, ces experts auront le pouvoir de prédire l’avenir, en pronostiquant une dangerosité et donc un risque de récidive. Qui pourra contredire un tel pronostic ? Il est impossible de rapporter la preuve inverse d’un crime que l’on n’a pas commis. Le gouvernement s’apprête à adopter un dispositif sans précédent, sorte de machine infernale à enfermer des individus non pas pour ce qu’ils ont fait mais pour ce qu’ils pourraient faire. « Le premier des droits de l’homme est celui des victimes », dit souvent le président de la République, et tous ceux qui s’élèvent contre les lois, de plus en plus répressives et attentatoires à tous les principes qui fondent notre démocratie depuis 1789, ne sont que des irresponsables qui choisissent de défendre les criminels. Il ne s’agit pourtant pas de défendre le crime ou ceux qui le commettent, simplement de refuser une société qui considère que le droit et la liberté des uns s’arrêtent là où une victime potentielle apparaît. En Allemagne, où existe depuis 1933 une mesure comparable, 415 personnes sont aujourd’hui retenues au prétexte de leur potentielle dangerosité, la durée de ces enfermements s’allonge sans cesse, confirmant que ces centres de sûreté ont avant tout pour vocation d’éliminer plutôt que de réinsérer. Le débat sur la rétention de sûreté emprunte à la peine de mort les clivages qui ont pu opposer les abolitionnistes et les non-abolitionnistes. La rétention de sûreté, en tournant le dos à l’idée que l’homme peut s’amender, nous condamne tous à être catégorisé sans espoir de changement. Notre Minority Report à la française ne connaît pas de fin heureuse. Il annonce la mort sociale de ceux que nous rejetons.

Aujourd’hui les anciens criminels sont dans sa ligne de mire, qui peut prédire quelle catégorie sera concernée demain ?

Source :
Libération

PS : pour mémoire, le héro de "Minority report" était joué par Tom Cruise.

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Pour lire et écouter l'interview de Ségolène Royal

sur RTL, le mardi 26 février 2008, c'est ici.

C'est un vrai tour de France qu'a entrepris Ségolène Royal pour cette campagne des municipales. Est-ce qu'elle ne serait pas devenue de facto la chef de file de l'opposition ?

La chronique de Franz-Olivier Giesbert.

Elle semble en effet, bien placée pour prendre la place de son ex. Tous ceux qui la suivent, ne voient pas bien ce qui pourrait l'arrêter, et on peut souhaiter bien du plaisir à ses rivaux éventuels, comme Bertrand Delanoë, la vague Ségolène risque de les submerger. Comme Mitterrand, son modèle, elle sillonne, elle laboure, elle sème et elle récolte. Ces dernières heures, on l'a vu par exemple, à Périgueux, Talence, Bordeaux, Toulon, n'en jetez plus. Elle a encore un programme très chargé pour les prochains jours. Tous les candidats la demandent, y compris ceux qui l'ont combattu pendant la bataille des primaires, les Fabiusiens, les Jospiniens, les Strauss-Kahniens, et tous les autres. Même les Socialistes Alain Rousset, candidat à Bordeaux, ou Pierre Cohen, candidat à Toulouse, tous deux naguère très anti Ségolènistes, l'ont appelé à la rescousse. Il est vrai qu'elle fait recette partout où elle passe, avec son air de dire : « venez les petits ».

Est-ce que vous arrivez à expliquer ce retour de flamme des Français pour Ségolène Royal ? D'abord, sans doute, une forme de remords chez certains. Ensuite, son nouveau style. Après avoir tiré les leçons de son échec, Ségolène Royal n'est plus tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Elle a perdu la raideur soupçonneuse d'antan, et cherche désormais à séduire ses adversaires, qu'elle retourne un à un. Elle n'a plus rien à voir non plus, avec la femme expéditive qui ne renvoyait pas les appels des éléphants, annulait ses rendez-vous au dernier moment, ou travaillait en solo, sans écouter personne. Elle est maintenant organisée avec une garde rapprochée autour de François Rebsamen, Michel Sapin, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, ou Aurélie Filippetti. Elle ne laisse plus vraiment de place à l'improvisation, et potasse ses dossiers, économiques notamment, avec des experts de haut vol. En somme, elle est sortie de la catégorie amateur, pour passer dans la catégorie professionnelle.

Si elle est pro maintenant, quel est son projet ? Elle travaille sur tous les fronts à la fois. Les municipales pour lesquelles elle ne ménage pas sa peine. La prochaine présidentielle, pour laquelle elle apparaît déjà comme la candidate naturelle. La direction du Parti qu'elle entend bien conquérir au prochain congrès, à l'automne. Plaignons d'ailleurs ceux qui lui mettront des bâtons dans les roues, car elle se donne déjà le beau rôle. Comme elle me disait hier, avec une gourmandise oecuménique, « il y a une attente, et il faut qu'on soit à la hauteur de cette attente ».

Dernier front enfin, le projet politique, c'est là que ça se corse, parce que sa stratégie relèvera forcément du grand écart. D'un côté, elle entend jeter des ponts avec le Centre, et de l'autre garder avec elle la gauche de la gauche. Pour ce faire, il lui faudra beaucoup d'habileté et de charisme, d'entregent, mais elle n'en est pas dépourvue.

Pourquoi réussirait-elle là où elle a échoué ? Parce qu'elle a changé. C'est ça qui est le plus frappant. La politique est un univers impitoyable. Quand on fait ce métier, du moins en ligue 1,  il faut être capable d'encaisser beaucoup, de faire le mort, ou de ressusciter souvent. Il faut aussi savoir s'adapter, et se réformer soi-même. Un des grands politiques du XXe siècle, Georges Clemenceau, disait : « seul l'homme absurde ne change pas ». La France a touché une nouvelle Ségolène Royal. Et c'est quand elle sera sûre d'avoir un nouveau Nicolas Sarkozy, un Sarkozy métamorphosé, disons plus présidentiel, qu'elle se réconciliera avec l'actuel locataire de l'Elysée.

Auteur : Franz-Olivier Giesbert
Source : RTL
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