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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

Par son nom même, le Parti socialiste s'inscrit dans un courant de pensée. Or le contenu de cette pensée est devenu incertain, et ses contours flous. Qu'est-ce qui est socialiste ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? Depuis que ce parti a renoué avec l'exercice du pouvoir, en 1981, après en avoir été écarté pendant près d'un quart de siècle, on ne le sait plus trop.


La nouvelle déclaration de principes que les socialistes se préparent à adopter au cours d'une convention nationale, en juin, témoigne d'un effort de clarification bienvenu. Libéré des accusations de "trahison" brandies pendant soixante-dix ans par les communistes, le socialisme français affronte l'ennemi qu'il a vocation à combattre : la prétention du capitalisme à organiser la société en fonction de ses seuls intérêts.


"Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature"
, proclame le texte soumis aux militants, ajoutant que "ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société" et que "la redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits".


Partisans d'une "économie sociale et écologique de marché", les socialistes, rompant avec le productivisme, auquel ils ont longtemps cru, mettent à présent au même rang "l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète". Ils entendent "réactualiser" l'"Etat social", autrement dit le modèle social-démocrate, mis à mal par la mondialisation. Ils réaffirment non seulement leur fidélité à l'idéal européen, mais leur engagement dans l'Union européenne, à laquelle une partie d'entre eux a pourtant tourné le dos en 2005.


Débarrassé des vaches sacrées devant lesquelles il s'est longtemps incliné en paroles, sinon en actes, le PS se présente aujourd'hui comme le grand parti du salariat et de tous ceux qui ne renoncent pas à introduire un peu de raison dans l'économie et de justice dans la société. Son ambition étant ainsi clarifiée, il lui reste à en tirer les conséquences sur ses obscures règles de fonctionnement, dominées par des "courants" dont chacun sait depuis longtemps qu'ils ne sont plus des écoles de pensée, mais des clans.


Source :
Le Monde

Par Philippe Gailhardis


« Je ne sais pas » disait mon texte précédent. Que de sarcasmes ne m’a-t-il pas valus !


Si je ne comprends pas le désamour qui frappe le PS, ce n'est pas que le PS soit parfait, loin s'en faut (j’y reviendrai), c'est juste qu'il me semble comparativement bien « moins pire » que son rival de droite, le seul autre parti susceptible de gouverner ce pays.


Rien à voir avec l'abyssale incompétence économique de l'UMP, ce Robin des Bois façon verlan qui pille les pauvres pour donner aux riches. Ce cancre économique qui ne cesse de creuser nos déficits tout en nous engueulant, nous les sans-stock-options, comme si tous les malheurs de la France venaient de ce que nous serions d'incurables feignants. Nous, salariés français, pourtant classés comme les plus productifs d’Europe !


Rien à voir non plus avec ce régime des copains et des coquins de l’UMP, avec ces arrangements crapoteux entre quasi mafiosi des Hauts de Seine et tenanciers de casinos, même si le PS compte aussi sa part de brebis galeuses.


Mais les autres partis de gauche, direz-vous ? Je suis un homme pratique. A quoi sert de militer dans un mouvement qui n’a aucune chance d’arriver à des postes clés du pouvoir, qui même, s’agissant de l’extrême gauche, s’en défend avec des airs de vierge effarouchée ?


Alors, même si, idéologiquement parlant, je me sens bien plus proche d’un Ellul ou d’un Lipietz, même si les manœuvres d’appareil et le sionisme viscéral de l’ex-SFIO sont pour moi durs à avaler, il n’y a pas d’autre choix que « l’entrisme » au sein du PS. C’est ça ou regarder de l’extérieur passer la caravane de l’Histoire, en jouant au mieux les mouches du coche.


Non, ce qui me questionne, c’est pourquoi les Américains ont préféré un W. Bush à un Al Gore, les Italiens un Berlusconi à un Veltroni, et les Français un Chirac et un le Pen à un Jospin, un Sarkozy à une Royal. Pourquoi, dans nos démocraties télévisuelles, la compétence et l’honnêteté ne font plus recette.


Ségolène Royal, parlons-en… Peu de personnalités politiques françaises suscitent autant de passion, dans un sens ou dans l’autre. C’est la marque des grands. Et l’on sait que les censeurs les plus virulents sont toujours ceux qui sont les plus proches politiquement.


Ségolène, donc, vous l’avez peut-être remarqué, c’est une femme. Je me souviens d’un temps pas si lointain où, prenant l’autobus avec mon patron, il s’est retourné d’un coup vers moi, l’air affolé: « Tu as vu le chauffeur ? C’est une femme ! ». Il a fini par s’habituer…


Les femmes politiques se divisent en trois catégories : les fanatiques à la Lienemann ou à la Morano, les potiches (vous en connaissez sûrement) et les rebelles. Nous avons par chance, dans la France d’aujourd’hui, à droite comme à gauche, un bel échantillon de ces rebelles, de « femmes debout ». Conscience de la droite, Simone Veil a marqué l’histoire contemporaine et continue d’imprimer sa différence. Coriaces technocrates, les Martine Aubry et autres Nathalie Kosciusko-Morizet savent s’opposer à la puissance des lobbies. Souhaitons à cette dernière de continuer à faire tourner en bourrique ses amis politiques, et de s’excuser moins souvent qu’elle ne se met en colère.


Peut-être moins viscéralement carriéristes que les hommes, moins portées à se renier comme font les mâles quand ils doivent mentir pour séduire ou se plier pour s’intégrer à la bande, nos femmes debout gardent le cap. Un déviationniste, disait radio Erevan aux temps du « socialisme réel », c’est celui qui continue tout droit quand le parti opère un virage à 90 degrés. Ces rebelles-là sont des déviationnistes.


On les respecte pour ça et Ségolène bénéficiait du même quasi unanimisme que Simone ou Nathalie jusqu’au jour où elle a dépassé les bornes : au lieu de rester à la seconde place que la Genèse lui assigne, la voilà qui aspirait d’un coup à la première. Sacrilège, lèse-majesté ! La France était-elle mûre pour pareille révolution, déjà accomplie avant nous par des pays comme la Turquie, l’Inde ou le Pakistan ? La suite a prouvé que non. Ségolène fut recalée par la génération de mon patron, les plus de soixante-cinq ans. Passe encore pour l’autobus, mais l’Elysée…


L’incroyable litanie des griefs contre cette femme remplira les sottisiers du futur. Et si Martine Aubry, Elisabeth Guigou et les autres y échappent, c’est juste qu’elles ne sont pas montées si haut que Ségolène. A la place où elles sont restées, les balles ne les visent pas encore. Mais attention à ne pas faire un pas de plus ! Rappelez-vous le lynchage d’Edith Cresson…


Seulement voilà. Ségolène Royal a quelque chose de plus, contre lequel ses adversaires se cassent les dents: elle a un Destin. Elle n’est pas la meilleure oratrice, ni la meilleure débatteuse, ni la meilleure organisatrice. Elle n’est pas omnisciente, elle peut commettre des erreurs et changer d’avis. Mais elle a des valeurs et des principes d’action, une vision à long terme – ce qui n’est pas si fréquent en politique - une idée claire de ce qu’elle veut pour son parti et pour la France. Servies par une volonté aussi souple qu’incassable et par ce quelque chose, le « charisme », qui ne s’explique pas. Mystérieusement, dans toutes les localités où elle se déplace, elle incarne l’espoir. Pas étonnant que cela agace !


Depuis qu’elle s’est dressée au dessus du troupeau des éléphants, qu’on le veuille ou non, la politique ne peut plus se faire sans elle ni à l’ancienne. La démocratie participative s’installe partout et ses thématiques s’imposent dans le débat. Avec une éthique et un style radicalement différents, moins littéraire sans doute (mais l’époque des littéraires en politique est révolue) - elle est le nouveau Mitterrand. Celle à qui il revient de régénérer le parti, pour en faire un rassemblement.


Et la seule force qui s’oppose sérieusement à elle aujourd’hui, au sein du PS, est le « tout sauf Ségolène », coalition hétéroclite, qui est une autre façon de lui rendre hommage. Rien de durable ne se bâtit sur la dénégation, on l’a bien vu avec le nonnisme au dernier referendum, qui a fait pschitt dès l’échéance suivante…


C’est pourquoi, que cela plaise ou non, le prochain congrès se définira par rapport à elle, à son projet. Celui qui sortira de la consultation participative lancée dans les comités Désirs d’avenir et
sur Internet.


Cela va encore en agacer plus d’un…

 

Source : blog 20 minutes

Le service public est notre richesse,

Mobilisons-nous !


150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.


Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.


Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.


Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.


Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »


Nous ne l’acceptons pas !


Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :


Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.


Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.


Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.


Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.


Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.


Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.


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Pour tout contact :
contact@service-public-notre-richesse.fr

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