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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

GENEVE (Reuters) - Quatre millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année en raison de dangers liés à l'environnement tels que la pollution de l'air et de l'eau ou l'exposition à des substances chimiques, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi.
 
Intoxications, infections respiratoires aiguës, maladies intestinales et paludisme transmis par des moustiques évoluant dans des eaux sales sont responsables de l'essentiel de ce bilan, dit le rapport technique de l'OMS.
 
"C'est un fait dont nous avons toujours eu connaissance intuitivement, mais sans jamais y mettre de chiffre", a déclaré Jenny Pronczuk, spécialiste de l'OMS, lors d'un point de presse.
 
D'après le rapport, environ 30% des affections et des décès d'enfants dus aux maladies peuvent être attribués à des risques liés à l'environnement.
 
Les produits chimiques ont toutefois des effets très variables à mesure que l'enfant grandit, et les effets de l'exposition à des toxines dans le ventre de la mère peuvent n'émerger qu'à l'adolescence, note le rapport établi par 24 chercheurs.
 
"Si l'on prend l'exposition au plomb, l'effet sera différent si l'enfant a été exposé in utero parce que le plomb de la mère passe dans le sang de l'enfant", a dit Pronczuk.
 
L'Afrique est la partie du monde la plus touchée par les maladies liées à l'environnement, suivie de certaines régions d'Asie du Sud-Est, a-t-elle ajouté.
 
Source : Reuters
Communiqué « Sortir du nucléaire »
 
La fourniture à la Libye d'un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de désaliniser de l'eau de mer est un "subterfuge", et il serait "bien plus efficace et bien moins cher" d'utiliser pour cela l'énergie solaire, a estimé jeudi dans un communiqué le réseau d'associations "Sortir du nucléaire".
 
"Sous prétexte d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations, le président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi", s'indigne le réseau écologiste. "Mr Kadhafi n'a que faire de l'eau, son objectif est d'accéder à des technologies nucléaires", souligne le réseau.
 
"La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable", observe l'association.
 
Pour Sortir du nucléaire, il ne fait pas de doute que "nucléaire civil et militaire sont indissociables", et que "livrer du nucléaire civil à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder tôt ou tard à l'arme atomique".
 
Le réseau anti-nucléaire avait tiré la sonnette d'alarme mardi, soupçonnant le président de la République Nicolas Sarkozy de se livrer à "un troc nucléaire" en échange des infirmières bulgares.
 
Nicolas Sarkozy avait pour sa part assuré lors d'une conférence de presse à l'Elysée le même jour qu'il n'avait "absolument pas été question" d'un quelconque accord dans le domaine nucléaire.
 
La Libye et la France ont signé en mars 2006 à Tripoli un protocole d'accord sur la recherche nucléaire civile, le premier du genre depuis l'annonce par le dirigeant libyen en 2003 de sa décision de renoncer à son programme d'armes de destruction massive.
 
Ce protocole porte sur les recherches et l'utilisation de la technologie nucléaire dans le domaine civil : médical, eau, agriculture.
Communiqué de l'UFAL

29 septembre 2007 : quatre heures contre les franchises et pour l'accès aux soins pour tous.
Professionnels du soin, syndicats,  partis politiques, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous mobilisons contre les franchises, pour l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous.
Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement :
- Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses proposé par le gouvernement et voté par le Parlement.
- Appliquer une franchise, même si elle épargnait les patients bénéficiaires de la CMU, c’est pénaliser les patients aux revenus les moins élevés, c’est aggraver les difficultés d’accès aux soins de ceux qui ne peuvent actuellement se payer une complémentaire, de ceux qui ne le pourront plus car le coût des complémentaires augmentera.
- Appliquer une franchise, c’est rendre impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est nécessaire pour l’accès aux soins des patients aux revenus les plus modestes.
- Appliquer une franchise, c’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique.
- Appliquer une franchise, c’est économiquement inefficace : les forfaits, mis en place ces dernières années, n’ont pas empêché l’accroissement des dépenses de soins car  celles-ci sont concentrées sur un petit nombre de personnes à pathologies graves.
La franchise est sensée « responsabiliser » les patients, les membres du gouvernement le répètent constamment. C’est dire que pour eux, les Français sont irresponsables... Or, pour être responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, bénéficier d’un système d’information claire sur l’organisation réelle du système de santé, sur les tarifs pratiqués, sur les pathologies et l’éducation à la santé. C’est loin d’être le cas en France.
 
La responsabilisation est donc un prétexte, les malades n’étant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un système de pénalisation financière et de culpabilisation, notamment du malade pris en charge à 100%, du cancéreux, du dialysé, du diabétique, de l’accidenté du travail. Ce projet  s'inscrit dans une « culture » des uns contre les autres, génératrice de haines sociales.
La question de la dépense de soins découle de décisions politiques sur l’organisation du système de soins, du mode de rémunération des professionnels, du type de formation qu’ils reçoivent (indépendante ou non notamment), de la mise en place d’actions de prévention et d’éducation à la santé, d’actions sur les conditions de vie des gens, sur la santé au travail et environnementale,  sur le bien manger...
 
L’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d'honoraires par la création d'un secteur optionnel,  aboutirait à l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé ; ce serait  la mise en place d’un système assurantiel privé favorable à la croissance des inégalités sociales de santé.
S’opposer aux franchises  est le premier pas pour construire un système de santé plus juste.
Réussir la mobilisation du 29 septembre, c’est permettre ensuite, s’il n’y a pas abandon par le gouvernement de cette proposition injuste, d’engager, dans la deuxième quinzaine d’octobre, des manifestations décentralisées dans toute la France.
 
AMUF : Association des Médecins Urgentistes de France
Appel contre la Franchise
Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef)
ATTAC France
Collectif « La Santé n'est pas une marchandise »
CDDSP75
CGT de l'administration centrale des Affaires sociales
Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des
Services publics
CoMéGas : Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins
Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités
de Proximité
Fondation Copernic
FSU
LCR
Mars-Gauche républicaine
MRC
Parti Socialiste
PCF
Retraité(e)s Sud Solidaires de Loire-Atlantique et Vendée
Résistance sociale
SMG : Syndicat de la Médecine Générale
SNICS-FSU
UFAL: Union des Familles laïques
UNAM :Union Nationale Alternative Mutualiste
Union Syndicale SOLIDAIRES
Union Fédérale SUD Protection Sociale
Union fédérale Sud Santé Sociaux
UNGMS :Union Nationale des Groupements Mutualistes  Solidaires
UNRPA : Union Nationale des Retraités et des personnes âgées
USP : Union Syndicale de la Psychiatrie

Melle.jpg


Le blog consacré à la Fête de la Rose à Melle s'étoffe.

Dans les commentaires, vous pourrez découvrir ici, des propositions de co-voiturage au départ de différentes régions.

Pensez à laisser un moyen de vous contacter si vous proposez un co-voiturage ou si vous en cherchez un.
La dépêche de l'Agence France Presse a été diffusée mercredi 25 juillet, à 17 h 11 : Ariane Mnouchkine est nommée « professeure associée à temps plein au Collège de France, sur la chaire de création artistique ».
 
La dépêche précise que cette nomination « par décret du président de la République (est) en date du 23 juillet 2007 ». Libération reprend cette information sur son site Internet, quelques heures plus tard : « Ariane Mnouchkine nommée au Collège de France par Nicolas Sarkozy ».
 
Du coup, la metteuse en scène, fondatrice et animatrice du Théâtre du Soleil depuis 1964, fait paraître un communiqué où elle indique qu'elle est : « très touchée d'avoir été proposée comme titulaire de la chaire de création artistique pour l'année 2007-2008 par Mireille Delmas-Marty et Alain Berthoz, professeurs au Collège de France. (Elle) croyait avoir eu l'honneur d'être élue par l'assemblée des professeurs du Collège, le dimanche 26 novembre 2006, (mais) vient d'apprendre qu'elle n'est que "nommée" par Nicolas Sarkozy, élu en 2007. Très déçue, elle refuse donc cette nomination ».
 
D'Avignon, où elle se trouve, Ariane Mnouchkine explique son geste : « Je suis furieuse que l'information ait été publiée en ces termes,. Elle fait de moi une collaboratrice du régime de Nicolas Sarkozy. Alors que les membres du Collège de France sont choisis par l'assemblée des professeurs ».
 
Effectivement, le président de la République ne fait que valider ces choix. « Proposée et élue, il y a environ huit mois, reprend Ariane Mnouchkine, j'ai été extrêmement heureuse et honorée de cette nomination.
 
Mais aujourd'hui, je me sens piégée, instrumentalisée par la présidence de la République et par une partie de la presse, et je ne l'accepte pas.
 
Nicolas Sarkozy fait de nous des collaborateurs, il essaye de récupérer tous ceux qui ont une certaine surface médiatique, les artistes comme les autres : c'est inacceptable.
 
Alors je préfère refuser ce poste qui me faisait extrêmement plaisir, parce que je pense qu'il est nécessaire de réagir.
 
Vous avez vu ce qui s'est passé avec les infirmières bulgares, où on essaye de nous faire avaler que c'est la présidence de la République française qui les a sauvées, alors qu'on sait pertinemment qu'une mission diplomatique européenne y travaillait depuis des années. Il faut que Nicolas Sarkozy arrête de faire croire que c'est lui qui met l'eau dans les robinets... »
 
Fabienne Darge pour Le Monde.fr
 
Rappel :
 
Quand Ariane Mnouchkine soutient Ségolène Royal
[17/04/07]
 
Avec elle, nous devons contribuer à mettre au monde un meilleur monde. Ariane Mnouchkine, metteur en scène, soutient Ségolène Royal.
 
Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d'une élection présidentielle, et pour celle-ci plus que pour toute autre, il s'agit aussi de sentiments. Il s'agit d'étonnement d'abord, d'espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s'agit surtout, je crois, d'un sentiment de genèse. Je n'ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même qu'une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l'époque, aucun adulte autour de moi ne s'est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
 
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d'autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d'un meilleur monde. D'un meilleur pays, d'une meilleure ville, d'un meilleur quartier, d'une meilleure rue, d'un meilleur immeuble. D'un meilleur théâtre. Mieux que d'autres, par leur détermination, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat juste, urgent, possible.
 
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l'adversaire. Aucune enflure pathologique de l'amour du moi. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d'une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu'ils ambitionnent de porter, devant l'attente du peuple dont ils quémandent le suffrage. Oui, il faut qu'ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l'orgueil. Car sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.
 
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée : « Oh ! Il est vraiment sans vergogne, celui-là. » Eh bien, moi, j'espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu'elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu'à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu'est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s'acharnent à déchirer.
 
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l'échec scolaire, et donc pour la culture, pour l'éducation, et donc pour la culture, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu'à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l'Europe, pour une solidarité vraie, qu'on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s'arrêterait pas à une misérable frontière mais s'étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c'est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en oeuvre. Et moi, je vote pour ce chantier.
 
Son adversaire surexcité veut nous vendre un hypermarché - très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu'il était ministre - tandis qu'un troisième... celui-là, à part être président, j'ai du mal à comprendre ce qu'il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s'obstinent à classer quatrième alors qu'il y a cinq ans... vous vous souvenez ?
 
O nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. O ce jour-là nos visages... les avons-nous déjà oubliés ? La honte de ce jour-là, l'avons-nous déjà oubliée ? Voulez-vous les revoir, ces visages ? Moi, non.
 
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d'une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l'opposition radicale, jusqu'à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
 
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C'est du luxe. Un luxe insolent aujourd'hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n'ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n'héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
 
Dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang ! Vite ! Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j'aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante. Je parle des couleurs de l'Europe, à qui nous manquons et qui nous manque.
 
Voilà pourquoi je vote pour les travaux d'Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.
Source : La Chaloupe rassemble
Par Said Kaced
 
Le chiffre est dans la bouche du professeur Bougherbal, président de la Commission nationale médicale. 43 enfants algériens sont décédés faute de visa d’entrée en France où ils devaient être soignés pour des cardiopathies congénitales. Les prises en charge de la Sécurité sociale ont été accordées alors que le précieux sésame leur permettant d’entrer sur le territoire français ne leur a pas été délivré.
 
Des enfants, aussi gravement malades, ont-ils été considérés par les autorités consulaires comme de potentiels immigrants clandestins ? Des informations sur leur « dangerosité » potentielle, conséquence de leur présence dans des hôpitaux de l’Hexagone, auraient-elles scellé le sort funeste, de ces chérubins ravis à l’affection de leurs parents ?  Les consuls de France, qui ont « respecté » froidement une insondable réglementation, réussissent-ils à dormir malgré tout depuis qu’ils apprirent la terrible nouvelle ?
 
Cette tragédie humanitaire est rendue publique alors que le nouveau pouvoir en France est fier d’avoir contribué efficacement à la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien détenus en Libye. Le tapage médiatique autour de cette affaire aux péripéties rocambolesques, et savamment orchestrée par les communicants de Sarkozy, fait passer, bien sûr, au dernier plan la petite dépêche d’El Watan, seul quotidien algérien à donner l’information.
 
Nous sommes là dans l’une des applications du devoir humanitaire « bien ordonné » - qui commence d’abord par soi-même ! -, à deux vitesses, auquel les pays du Sud devront s’habituer désormais. 43 enfants d’Algérie, nécessitant des soins d’urgence, ne pèsent pas lourd devant le « martyr » de 8 infirmières bulgares et d’Europe – le secrétaire général de l’Elysée évoque « la libération de compatriotes » - et ne rapportent pas, surtout, des dividendes médiatiques.
 
La France, tout comme le reste de l’Europe, adresse un message aux « damnés de la terre » qui ne souffre aucune ambiguïté : « réfléchissez avant de prendre l’embarcation de fortune qui se cassera fatalement sur les récifs du Vieux continent ; ayez une bonne hygiène de vie pour vous épargner la maladie grave et l’impossible maquis bureaucratique du visa… empêchez-vous vous-mêmes de procréer car le risque de malformations congénitales vous amènera inévitablement devant les forteresses inexpugnables de nos ambassades ! ».
 
Le propos est excessif ? Tentez alors d’apaiser la douleur incommensurable des familles des 43 malheureux enfants…
 
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