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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

 

L'interview de Sarko sur CBS ! - kewego
JT Télé Matin sur France 2 le 29 oct 2007

 

Le Nord et le Sud de la France sont les régions les plus pauvres du pays, selon une étude de l'Institut parue vendredi. La Seine-Saint-Denis est aussi particulièrement touchée. Et Paris est la championne des inégalités de revenus.

Le Nord et le Sud de la France, avec la Seine-Saint-Denis, sont les régions les plus touchées par la pauvreté et les inégalités,
selon une étude de l'Insee rendue publique vendredi.

Les niveaux de pauvreté des ménages diffèrent assez nettement d'une région à l'autre de la France, le chômage, le poids des inactifs, les différences de structures familiales expliquant ces disparités, souligne l'Institut.

Ces inégalités sont cependant amoindries par les prestations sociales, qui comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre 5,4% du revenu disponible moyen des ménages.

Seuls 26 départements de métropole sur 96 se situent au-dessus du niveau de vie médian, établi à 15.766 euros par an et par personne vivant en ménage ordinaire - hors hôpitaux, maisons de retraite ou sans-abri.

Selon les départements, le niveau de vie s'étale de 13.740 euros - dans le Pas-de-Calais - à 20.360 euros pour les Yvelines.

Les plus pauvres vivent dans le Nord de la France, particulièrement touché par le chômage, ou dans les départements ruraux de la Creuse, de l'Aude et du Cantal, qui comptent une forte proportion de retraités, ou encore en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Seine-Saint-Denis.

C'est en Ile-de-France, hors Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés.

L'Ile-de-France occupe une position particulière, souligne l'étude. Trois départements, les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine, bénéficient de niveaux de vie particulièrement élevés, la forte proportion de cadres expliquant en grande partie ces résultats.

Paris est la championne des inégalités de revenus. Les bas revenus y sont proches de ce qu'ils sont dans les autres départements, mais le niveau de vie des plus riches est plus de 5 fois supérieur à celui des plus modestes.

La Haute-Savoie, et dans une moindre mesure, le Rhône, la Savoie, l'Ain et l'Isère, sont des départements plutôt aisés. Les départements frontaliers d'Alsace et de Franche-Comté bénéficient des salaires des frontaliers.

La pauvreté ne touche pas de la même façon les différentes catégories de ménages, souligne l'étude. Les familles nombreuses et les familles monoparentales sont plus souvent exposées que les autres. Ainsi, dans le Nord, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièrement les familles nombreuses, comme en Seine-Saint-Denis.

Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n'épargne aucune classe d'âge, personnes seules, couple avec ou sans enfant, familles monoparentales. Dans toutes les régions particulièrement touchées par la pauvreté, environ un enfant sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4% en moyenne sur toute la France.

Source :
L’Express.fr
La rupture proclamée par le Président de la République est en train de se briser sur le mur de l’économie. Croissance en berne, investissement nul, pouvoir d’achat grignoté, commerce extérieur sinistré, record de dettes et de déficits, augmentation de la pauvreté. La France est « l’homme malade de l’Europe ». Et la situation risque d’empirer avec le ralentissement de l’économie mondiale engendrée par la crise des « subprimes ».

Dans ce contexte la responsabilité du président et de son gouvernement est directement engagée. Parce qu’ils ont été solidaires des choix faits par le précédent exécutif. Parce qu’ils les ont aggravés en dilapidant d’entrée 15 milliards d’euros dans une folle distribution de prébendes aux fortunés, aux rentiers et aux héritiers. De l’avis de tous les experts mais aussi d’une partie de la majorité, la loi de finances 2008 - que le Parlement commence à examiner- est intenable et n’offre aucune perspective de rebond.

Cette politique ne peut pas marcher parce qu’elle privilégie l’économie dormante aux dépens de l’investissement, du pouvoir d’achat. Parce qu’elle esquive toutes les grandes modernisations de la fiscalité, du travail, de la protection sociale. Parce qu’elle conjugue les inégalités, l’inefficacité et le tape à l’oeil. Le « choc fiscal », les rapports en tous genres pour libérer la croissance ne sont que les habits neufs de l’impuissance et du conservatisme.

Dès lors comment croire aux mâles déclarations présidentielles d’aller chercher la croissance avec les dents. Comment croire à son engagement d’assainir la situation financière sans « faire souffrir les Français ». L’austérité se profile dans l’augmentation globale des prélèvements (+0,4%). Elle s’exerce déjà sur les agents de l’Etat soumis à la réduction drastique de leurs effectifs, au gel de leurs revenus et à la remise en cause de leurs statuts. Elle s’étend aux collectivités locales et aux politiques publiques qui voient leurs crédits gelés, sabrés ou amputés. Elle n’attend plus maintenant que le passage des élections municipales en mars 2008 pour s’appliquer à tous les Français. C’est le budget caché, celui que le gouvernement ne veut surtout pas que l’on voit : le projet d’augmentation de la TVA sous couvert de réforme de la taxation du travail ; la généralisation des franchises médicales, la multiplication des décotes sur les régimes de retraite au prétexte de responsabiliser les assurés sociaux. La f(r)acture sociale des 15 milliards du paquet fiscal s’annonce lourde.

L’objet de notre livre blanc est d’en faire comprendre les tenants et les aboutissants. D’expliquer en quoi les prémices de cette austérité étaient contenus dans le discours de campagne du président de la République. Il est aussi de dessiner ce qu’est l’alternative d’une gauche performante.

Notre alternative, c’est de prendre à bras le corps les grands problèmes structurels qui handicapent notre croissance depuis cinq ans : notre trop bas taux d’activité, l’atonie de l’investissement, l’envolée des dépenses sociales, le poids de la dette. C’est d’entreprendre les grandes réformes de la sécurité sociale professionnelle, de la modernisation de l’Etat, de l’assurance maladie et des retraites. C’est de construire ce donnant/ donnant entre l’Etat, les entreprises et les salariés que nous avons défendu durant la campagne. Les 15 milliards du paquet fiscal nous les aurions utilisés autrement. Pour refondre notre fiscalité en conciliant la stabilité des prélèvements, la redistribution et l’investissement. Pour alléger l’impôt des PME qui investissent, créent des emplois, augmentent les salaires ou forment leurs employés. Pour augmenter les crédits à la recherche, à l’enseignement supérieur, à tout ce qui prépare l’avenir.

Ce donnant/ donnant, que nous défendrons dans nos amendements lors du débat sur la loi de finances est à l’opposé du budget caché, du budget d’austérité que prépare le gouvernement et qui consiste à faire payer l’allègement de l’impôt des fortunés par l’augmentation des taxes et le rabotage de l’investissement public.

Ce débat économique est essentiel. Entre 1997 et 2002 la gauche a fait la preuve qu’elle était beaucoup plus performante dans la gestion du pays. Elle veut démontrer aujourd’hui qu’elle est aussi performante pour dynamiser la compétitivité de notre économie que pour réduire les inégalités, aussi performante pour défendre les services publics que pour les moderniser, aussi performante pour moderniser la République que pour défendre ses principes.

Source :
Publiciblog
La détention d’un couple moldave avec son enfant de trois semaines dans un centre de rétention administrative, épinglée comme un « "traitement inhumain » par la cour d’appel de Rennes, a déclenché jeudi de vives protestations des avocats et des associations d’aide aux étrangers.

« Il s’agit du triste record du plus jeune enfant détenu en rétention depuis l’ouverture des centres de rétention au début des années 1980
 », a déclaré à l’AFP Maud Steuperaert, de la Cimade, seule association présente dans ces centres.

La cour d’appel de Rennes a demandé mardi la remise en liberté de Ian et Irina Buneanu, et de leur petit garçon de trois semaines, Kyrill, estimant que cette famille était victime d’un « traitement inhumain » au titre de la Convention européenne des droits de l’Homme. La cour a épinglé « les conditions de vie anormales imposées à ce très jeune enfant, quasiment dès sa naissance, et la grande souffrance, morale et psychique, infligée à la mère et au père ».

Arrivé en France en 2006, le couple de sans papiers avait été interpellé le 17 octobre à Gien (Loiret) en vue d’une expulsion, avant d’être envoyé au centre de rétention de Rennes où il a passé 48 heures.

« On est absolument contre le placement des enfants en rétention car on ne connaît pas les conséquences psychologiques que ça peut avoir pour eux. Les enfants deviennent irritables, sont victimes de troubles du sommeil et de l’alimentation, ou se réfugient dans le mutisme
 », a expliqué Maud Steuperaert.

Contactée par l’AFP, la préfecture du Loiret n’a pas souhaité commenter la décision de la cour d’appel de Rennes. Elle a cependant indiqué que les Buneanu étaient « en situation de marginalité » à Gien, où ils « occupaient les vestiaires d’un terrain de sport ». Durant leur garde à vue, ils « n’ont pas été mis en cellule » et « l’enfant n’a pas été séparé de ses parents ».

L’avocat de la famille, Me Gilles Piquois, a indiqué avoir déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l’Homme et avoir alerté le défenseur des enfants. « On n’a pas l’intention d’en rester là d’autant plus que ces pratiques se multiplient », a-t-il précisé.

Un autre avocat du couple, Me Mickaël Goubin, a porté plainte contre X pour « délaissement de personnes hors d’état de se protéger ». Selon lui, la famille a été « laissée à la rue » par les gendarmes vendredi soir, avec l’ensemble de ses effets personnels (vêtements entassés dans des sacs poubelle, coufin, poussette), après sa remise en liberté par les gendarmes sur décision du juge des libertés et de la détention du TGI de Rennes
.

« La nuit approchait. Il commençait à faire froid. La femme a allaité l’enfant sur le trottoir. Personne ne s’est préoccupé de comment ils pouvaient passer la nuit
 », a expliqué l’avocat qui réclame des excuses de la gendarmerie.

« Pour faire du chiffre en matière d’expulsion, on en arrive à ces excès absolument inadmissibles », a dénoncé Me Goubin.

La gendarmerie nationale a précisé dans un communiqué que le couple avait « recouvré sa liberté conformément aux textes en vigueur ». Selon elle, la famille « disposait d’une somme d’argent conséquente qui lui permettait de prendre les dispositions nécessaires pour pourvoir à ses besoins ».

Selon les avocats, les Buneanu, toujours expulsables, et qui peuvent être de nouveau interpellés après un délai d’immunité de 7 jours, ont pu retourner à Gien, où ils sont hébergés grâce au soutien du Réseau éducation sans frontières
.

La commission de recours des réfugiés à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit statuer le 26 novembre sur une demande de statut de réfugié politique qui permettrait à la famille de rester en France.

Source : AFP
Un fabricant italien de pâtes alimentaires, Enzo Rossi, dont l’entreprise est basée à Campofilone, dans la région des Marches, a décidé d’essayer de vivre, avec son épouse et ses filles, dans des conditions similaires à celles de ses ouvriers, à savoir avec 2 000 euros pour un mois. Tout en veillant à tout économiser, il s’est retrouvé sans le sou… le 20 du mois.
 
Il a alors compris ce que signifie la précarité et a décidé d’augmenter de 200 euros ses salariés.
 
« Le coût de la vie s'est alourdi de 150 euros par mois. Pour des gens comme moi, ce n'est rien, pas pour les ouvriers… »
 
Il s’est fait féliciter par certains, décrier par d’autres.
 
Notre MEDEF devrait prendre exemple !

 

rebs.jpgLe Bien Public : "De François à Ségolène" sort aujourd'hui en librairie, ce livre n'est-il pas qu'un exutoire après les défaites enregistrées par le parti socialiste le printemps dernier ?

FR : D'abord, même si elle très présente, ce n'est pas un livre sur la présidentielle. C'est une réflexion globale sur l'incapacité de la gauche à s'imposer durablement dans une élection qu'elle n'a gagnée qu'à deux reprises sur huit depuis la création de la Ve République. C'est aussi une recherche non pas en responsabilité individuelle mais en responsabilité collective et je me mets dans le collectif. Pour moi, la raison première de la défaite tient dans la division des socialistes depuis le référendum européen.

BP : Au moins, cela vous permet de remettre quelques pendules socialistes à l'heure et de dénoncer certains comportements...

FR : Le parti socialiste est aujourd'hui rongé par l'explosion des égos. Nous ne sommes pas au bout de nos peines car il n'y a plus d'ambition collective. Je suis socialiste, je dis ce que je crois bon pour le parti socialiste. Certains ont eu des comportements qui ont nui à l'unité du PS. Je le constate, je le déplore et je le dénonce. Je livre ici mon vécu et mon ressenti.

BP : Vous vous imposez comme un ardent mais lucide défenseur de Ségolène Royal. On a l'impression que vous la connaissez par coeur. En dehors de François Hollande dont elle est désormais séparée, n'êtes-vous pas le mieux placé, le plus autorisé pour parler d'elle ?
FR : J'ai des relations amicales avec l'un et l'autre. Je précise, dès le début du livre, que je n'étais pas un intime du couple Hollande - Royal. Bien que j'y aie été invité plusieurs fois, je n'ai jamais mis les pieds dans leur appartement. Je ne suis d'ailleurs intime d'aucun haut dirigeant du parti socialiste car je sépare la vie privée de la vie publique et politique. Je ne veux pas mélanger les genres.

BP : Dès le début du livre, vous n'hésitez pas à évoquer cette rumeur persistante à Dijon qui vous prête une relation avec elle...
FR : Je ne sais pas qui a lancé cette rumeur. On dit que j'habiterais avec elle, que j'aurais divorcé. Ses enfants qui sont majeurs, sauf une, seraient scolarisés à Carnot sous de faux noms. C'est une histoire de fous totalement inventée. Je n'ai jamais eu la moindre relation personnelle avec Ségolène Royal. Je vis avec mon épouse, je suis bien avec elle. Je ne sais pas comment stopper cette rumeur et si ce que je vous dis pouvait y mettre un terme j'en serais très heureux. Dijon est une ville de rumeurs. Dans le passé, on y enlevait des jeunes femmes dans des cabines d'essayage. Mon prédecesseur, Robert Poujade, me disait récemment qu'on l'avait fait divorcer trois fois...

BP : Vous avez refusé tout récemment de commenter le divorce des Sarkozy. A l'inverse, vous faites une large et belle place aux relations Royal - Hollande...
FR : Aux relations politiques, oui. Privées, non. Par contre, si j'ai évoqué la séparation de François et Ségolène, c'est parce que cette dernière a été victime de malveillances dans l'annonce précoce qui en a été faite par l'Agence France Presse. Certains journalistes ont cru bon de lâcher l'information au soir du second tour des législatives. Ce carambolage de la séparation du couple avec des résultats électoraux inespérés a jeté le trouble chez la plupart des militants, qui ont cru que Ségolène avait elle-même choisi ce moment pour polluer une demi-victoire.

BP : "De François à Ségolène" ne se cantonne pas aux élections de mai et juin, il plonge le lecteur dans l'organisation passée, présente et àvenir du parti socialiste...
FR : Tout commence par le traumatisme du 21 avril 2002 et le départ que l'on croyait sincère de Lionel Jospin. Ce départ nous a empêchés de faire une véritable analyse de l'échec. Pire, nous avons foncé avec succès, têtes baissées, sur les élections régionales sans supposer que nous allions buter sévèrement sur le dossier européen. Le non respect du vote des militants socialistes par Laurent Fabius est, pour moi, à l'origine de la défaite. Les fondamentaux de l'échec étaient en place avant le début de la campagne de Ségolène Royal.

BP : Demain, le PS, c'est avec ou sans Ségolène Royal ?
FR : De toute façon, ça ne peut pas être sans Ségolène Royal. Elle a été battu, certes, mais honorablement. Avec 17 millions de voix, elle a fait mieux que tous ses prédécesseurs socialistes à l'élection présidentielle. Elle a fait un beau résultat quand on sait, qu'au premier tour, la gauche ne totalisait que 36 %. Le PS ne peut pas se passer de Ségolène Royal. C'est un fait. Maintenant, elle doit faire un travail d'analyse sur les erreurs qu'elle a pu commettre durant sa campagne.

BP : Demain, Ségolène Royal, c'est avec ou sans François Rebsamen ?
FR : Demain, je ferai le choix sincère de celui ou celle qui sera le mieux placé pour gagner. Si c'est Ségolène Royal, tant mieux. Si c'est un autre, tant mieux... Je n'ai pas d'état d'âme. Mais derrière tout cela se pose le problème des alliances. Le parti socialiste doit maintenant réfléchir à une stratégie de conquête du pouvoir. Il est donc temps de regarder ce qui se passe au centre à condition que le centre de François Bayrou précise aussi ses intentions.

Extrait du Bien-Public du 24/10/2007
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