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  • : D'avril 2006 à mai 2007, nous avons parcouru un long chemin au côté de Ségolène Royal, pour qu'elle devienne la candidate du parti socialiste aux élections présidentielles, puis la présidente. Nous avons échoué de peu mais nous continuerons inlassablement de défendre son projet.
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Continuer le combat

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Après des mois de combat pour expliquer la politique proposée par Ségolène Royal, nous n'acceptons pas de baisser les bras. 

Sur ce blog, vous continuerez de lire des informations vous permettant de comprendre qu'une politique à la fois humaine et pragmatique, est possible, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier. 

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.

Si vous souhaitez enrichir le débat, n'hésitez pas à me contacter : dominique.millecamps@wanadoo.fr ou laisser vos contributions à la suite des articles.

Par Philippe VIDAL

Paru dans le Nouvel Obs, rubrique "la parole aux lecteurs" 

Je fais partie des nouveaux adhérents à 20 euros du PS. Nous serions près de 40 000 à ne pas avoir renouvelé notre adhésion, selon "Le Nouvel Obs" du 1er novembre. Je ne suis pas surpris par un tel désenchantement. Beaucoup d'entre nous sont venus pour rénover ce parti dans ses méthodes ou ses dirigeants.

Mais les égo des uns - les cadres ayant quitté le navire pour le gouvernement Sarkozy - ou les calculs des autres au plan local pour décourager les nouveaux ont fait le reste : la déception des nouveaux l'emporte et c'est ce qui était recherché.

Un cadre du parti ne disait-il pas autre chose dans "Le Monde" d'il y a un an lorsqu'il affirmait : "Comment le parti pourra-t-il vivre désormais avec 300.000 adhérents ? ".

Bref les adhérents à 20 euros étaient de trop : ils venaient perturber les jeux de pouvoir séculaires entre fabiusiens, strausskahniens, jospiniens, hollandiens... Les brûlots anti-Royal sortis ces derniers mois dans les librairies ont montré aux citoyens les bassesses de la politique : machisme, jalousie, complot.

Les nouveaux venus étaient et restent porteurs d'un idéal : rénover la gauche au delà du PS et en faire une organisation capable de gagner et non de se déchirer. L'exemple de la gauche italienne est à ce titre saisissant.

J'ai envie de dire aux ex-adhérents à 20 euros : « Réadhérez au PS » car l'échéance du congrès de 2008 ne se fera qu'avec vous ou se fera sans vous.

Vous pouvez aussi travailler avec nous à la démocratie participative de demain auprès des comités locaux Désirs d'Avenir ou sur le site Désirs d'avenir.

Personne ne sait ce que sera la gauche demain : une multitude de partis comme chez nous ? Une union comme en Italie ? Une association avec le centre gauche ?

Venez construire avec nous la gauche de demain.

Votre voix compte, la gauche et le pays en ont tant besoin.
Par Guillaume Launay et Laure Noualhat

Un mois après l’acmé de la communication grenellienne – le discours de Sarkozy à l’Elysée, le 25 octobre, entouré de José Manuel Barroso et d’Al Gore – où se trouve l’ovni institutionnel ? S’est-il perdu dans le vortex de l’agenda gouvernemental ? Il paraît que non. « Attendez… le Grenelle a sa logique. Les acteurs ont travaillé dans des groupes pour déterminer des objectifs ; les opérateurs doivent désormais se mettre en synergie, nous a confié vendredi Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad). Il se peut que certains acteurs soient opérateurs, mais pas tous. Par exemple, France Nature Environnement est consulté sur les OGM mais pas sur la rénovation thermique des bâtiments publics ».

Trou noir.
A sa décharge, le ministère est en pleine réorganisation, tout occupé à fusionner ses administrations. Et l’agenda écologique est chargé, avec des négociations sur le climat qui débutent à Bali (Indonésie) le 3 décembre. Pendant ce temps, le Grenelle semble être tombé dans un trou noir – au moins médiatique.

D’abord, les fameux comités opérationnels, censés plancher sur les modes de financement, le cadre réglementaire ou les obstacles à surmonter, ne sont toujours pas constitués, sauf ceux consacrés à la forêt et aux pesticides. Selon le Medad, il devrait y en avoir une grosse trentaine d’ici à la fin du mois. Du côté des ONG, on s’inquiète parce que la fameuse parité ONG-syndicats-collectivités-Etat-patrons vole en éclat. Le ministère missionne des «responsables administratifs, des opérateurs». Or «il faut plutôt des gens de métiers, des fiscalistes, des experts…», estime Anne Bringault, présidente des Amis de la Terre. « C’est vrai qu’en matière de fiscalité, on manque de spécialistes », avoue Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement (FNE).

Timing.
En dépit de demandes répétées de clarification, l’Alliance pour la planète se sent dans « le flou ». « Nous avons des interrogations sur le suivi… », confie Yannick Jadot, de Greenpeace. A la CGT, on avoue être « en stand-by car l’actualité nous a un peu pris. Mais on n’a pas beaucoup d’information du ministère depuis un mois ». Côté Medef, on a utilisé ce mois pour débriefer les conclusions du Grenelle et le discours de Sarkozy, tout en restant en contact quasi quotidien avec le ministère. Borloo, lui, justifie le timing : « Il nous faut valider les décisions de manière définitive avant de faire des annonces, sinon on crée des effets de marché qui peuvent s’avérer désastreux. Le Grenelle de l’environnement est un processus qui durera cinq ans au moins, il a ses propres règles de fonctionnement ».

Le 19 décembre, les comités opérationnels livreront donc une première fournée de modalités pour des mesures comme le bonus-malus pour les véhicules polluants, la contribution climat-énergie... Des projets fiscaux sur lesquels Bercy mouline, tout en assurant que rien n’a été encore arbitré. Sarkozy s’était engagé le 25 octobre : « Les prélèvements du Grenelle iront au financement du Grenelle ». En clair, ça ne doit rien coûter. L’inquiétude des participants sur le financement est donc loin d’être dissipée.

« Suivi ».
Et la conversion du Grenelle en lois alors ? « On essaiera de faire passer un premier bloc Grenelle lors de la session parlementaire de janvier avec le texte sur les OGM, peut-être le bonus-malus ou la rénovation des bâtiments, détaille Borloo. Un autre bloc sera discuté fin avril. Ce qui compte, c’est le suivi. Je veux que les engagements soient respectés au-delà des hommes et des mandats ».

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, précise que « tout ce qui a été acté au Grenelle ne fera pas forcément l’objet d’un comité opérationnel ou d’une discussion au Parlement. On peut très bien ne faire passer qu’une circulaire sur le bio dans les cantines ». En attendant, l’ex-ministre de l’Ecologie Corinne Lepage a pris, le 6 novembre, la tête d’une commission chargée de vérifier « l’eurocompatibilité du Grenelle » en matière de démocratie écologique.

Source :
Libération
Collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité
La Roche-sur-Yon, le 31 août 2007

Pétition pour l'abrogation de l'article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé
 
Le décret d'application de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, (au bénéfice de l'enseignement privé) est à nouveau d'actualité ; cette mesure, obligeant les communes à verser le forfait communal à l'école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité.

Beaucoup de communes en milieu rural auront bien du mal à faire face à cet accroissement de dépenses, ce qui entraînera une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles rurales qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture.

Cela s'inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l'égard de l'enseignement public ; n'oublions pas non plus qu'en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l'enseignement public et n'est guère appliqué dans l'enseignement privé, en particulier là où  la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Nous en appelons à l'abrogation de l'article 89 d'une part, à l'organisation d'un débat sur les rapports public/privé et sur l'avenir du service public d'éducation d'autre part ; nous vous invitons à signer cette pétition et à joindre vos témoignages dans le prolongement de la démarche participative que promeut le Collectif depuis novembre 2004.

http://ecoledeproximite.free.fr/petition/php/index.php
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.

En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Gérard Filoche, inspecteur du travail

 


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