8 bonnes raisons de voter aux législatives

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Irène Delse est une écrivaine qui publie un blog, une de mes lectures quotidiennes favorites. Voici un article publié le 10 juin, que je trouve tellement réjouissant que je ne résiste pas à vous le faire partager. Qui sait, peut-être que ça en incitera certains à se réveiller au 2nd tour pour éviter la " vague bleue " !

" Ce dimanche, je vote. Socialiste. Super ringardoïde, pas vrai ?

Ouais, eh bien, je vois pas mal de raisons pour voter aux législatives quand on est dans l’opposition. Vagues et vaguelettes nonobstant.

1. Pour ne pas perdre les bonnes habitudes. Le droit de vote aussi s’use lorsqu’on ne s’en sert pas.

2. Parce que si je ne vote pas, c’est comme si je disais que le résultat m’était égal. Or c’est faux. Même sous la Vème République, on ne fait pas la même politique avec une majorité de gauche ou de droite. Demandez à feu Mitterrand et à Jacques Chirac, qui ont expérimenté les deux…

3. Parce que l’actuel président de la France m’insupporte et que je n’ai pas envie de lui laisser le champ libre pendant 5 ans. Parce que la “franchise” médicale, ce n’est rien d’autre qu’une privatisation sournoise de la Sécu. Parce que les “réformes”, selon ce gouvernement, c’est le démantèlement du Code du Travail, la privatisation des universités et la réduction à l’infiniment petit du droit de grève. Parce que ses projets fiscaux visent à avantager exclusivement les riches. Parce qu’un ministère de “l’Identité nationale” est une honte pour un pays démocratique. Parce que cette politique de l’immigration qui vise à enfermer la France comme dans une forteresse est à la foi inhumaine (chasse aux enfants de sans-papiers…) et irréaliste. Parce que les liens quasi-organiques entre l’État et les médias empêchent une vraie liberté de la presse.

4. Parce que les gens qui moulinent à tour de bras sur la “vague” bleue attendue (selon les sondages) sont bien bons de contribuer à ce genre de prédiction auto-réalisante (les spin doctors de l’UMP en seront ravis…), mais ce n’est pas une raison pour les y aider.

5. Parce que si on rêve d’un “troisième tour social” (hello, la gauche de la gauche), on n’a rien à perdre à miser sur un troisième tour législatif. Obliger Sarko à mettre de l’eau dans (sa vodka !) son vin identitairo-capitaliste, un rêve ? On peut toujours essayer. Et puisque sondages il y a, ceux-ci ont enregistré à trois jours du scrutin une remontée petite, mais non nulle, de la gauche. Alors ?

6. Parce que voter pour le parti dans lequel on se reconnait le plus (ou qu’on déteste le moins), c’est contribuer à le renforcer dans l’immédiat et à augmenter ses chances de jouer un rôle important dans le futur. Plus de suffrages engrangés, plus de crédibilité au niveau local (pensons aux municipales l’année prochaine…) et national. Et par la grâce de la loi sur le financement des partis, chaque vote pour un candidat dont la formation est présente dans plus de 50% des circonscriptions fait engranger à ce parti 1,66 € d’argent public. Obliger le gouvernement Sarko à financer le parti de Ségolène Royal, douce revanche…

7. Parce que si je ne vote pas, d’autres le feront. Qui se réjouissent d’envoyer au palais Bourbon des serviteurs du Medef, des réactionnaires, des partisans d’une France exclusivement blanche et chrétienne, des convertis à l’ultra-libéralisme à la sauce Reagan, des nostalgiques du temps où Thatcher brisait les syndicats, bradait les services publics et partait en guerre pour un point d’honneur.

8. Et surtout parce que, chez moi, dans la 18ème circonscription de Paris, vu le genre de candidats de LOL qui se bousculent au portillon, le bulletin qui me parait le plus intéressant est celui qui porte les noms de Christophe Caresche, député sortant PS, et de sa suppléante Laurence Goldgrab, PRG. Eh oui ! Je vote pour le candidat le plus compétent (et le moins pathétique) dans ma circonscription. C’est aussi un scrutin d’intérêt local, après tout.

 

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » (Guillaume d’Orange)

Et je suis bien d’accord avec le père de Marcel Pagnol, lorsqu’il disait que c’était la plus belle phrase de la langue française."

Source :
http://www.irenedelse.com/

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