Défendons les droits des enfants

Publié le par Désirs d'Avenir Rueil

Par François Rebsamen

Le voile est enfin levé : le Gouvernement a décidé de supprimer trois institutions indépendantes : le Médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et le Défenseur des enfants. Un projet de loi prévoit en effet de les remplacer par un Défenseur du droit instauré par la réforme constitutionnelle de 2008.


Au cours des débats sur la réforme constitutionnelle, nous nous demandions déjà ce que recouvrirait exactement le champ de compétence de cette nouvelle institution. Le gouvernement était resté silencieux. Aujourd'hui, nous avons notre réponse.


Aucune concertation avec les concernés. Aucune considération sur l'impact de ces suppressions notamment celle du Défenseur des enfants qui fournissait un travail remarquable : plus de 20 000 réclamations traitées depuis sa création ! Je pense par ailleurs que le titre même de "Défenseur des enfants" était suffisamment clair et accessible pour que les enfants eux-mêmes sachent que quelqu'un, quelque part pouvait, le cas, échéant les défendre.


Alors que les collectivités se sont largement engagées en faveur des enfants par des initiatives multiples, le Gouvernement abandonne de nouveau le sujet de la citoyenneté, de la solidarité, de la défense des droits des enfants.


Ainsi, Dijon est membre, depuis 2006, du réseau villes amies des enfants. A ce titre, elle s'implique dans des innovations ambitieuses en plaçant l'enfance au coeur de l'action locale. La création du Conseil Municipal d'Enfants est l'exemple d'une volonté forte d'associer les enfants à la vie publique, de leur permettre une participation active et d'être ainsi acteurs de leur Cité.


Cette annonce est un mauvais coup, porté aux valeurs de la République et ce, alors même que, le 20 novembre prochain, la France fêtera le XXème anniversaire de la Convention Internationale des droits de l'enfant.


Source : blog
de François Rebsamen

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