A Rueil-Malmaison, le maire et ses ambitions

Publié le par Désirs d'Avenir Rueil

Le maire de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, également ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui rêve d'un prolongement du quartier d'affaire de la Défense jusqu'au quartier autrefois appelé Rueil 2000, désormais nommé Rueil-sur-Seine, prévoit de le doter d'équipements contraires à la logique et au bien-être des habitants.

Il y a quelques années, son prédécesseur Jacques Baumel avait déjà vu ses ambitions freinées car le plan d’occupation des sols de ce quartier ne respectait pas un juste équilibre entre logements et bureaux.

Pour respecter la législation, des logements ont finalement été construits. Mais on risque bientôt de voir à nouveau se creuser le déséquilibre, par la construction d’une tour de bureaux de 100 m de haut (l’équivalent de la Grande Arche de la Défense ou des 2/3 de la tour Montparnasse) dans un quartier qui recèle nombre de bureaux vacants et des bâtiments d’une hauteur de moins de 20 m.

Cette tour serait en outre construite à proximité de la Seine, proche de l’environnement champêtre de l’île de Chatou et non loin de la petite église de cette même commune, dont les élus n'ont pas été consultés, alors que son cadre de vie s’en trouverait altéré.

En outre, cette tour amènerait quelque 10 000 personnes dans un quartier déjà saturé au point de vue circulation, automobile autant que transports en commun.

Les habitants du quartier, présents à une réunion publique organisée par la municipalité puis consultés par les militants socialistes rueillois, se sont montrés dubitatifs, voire franchement opposés à ce projet.

 

L’autre facette du développement de Rueil-sur-Seine voulu par Patrick Ollier concerne la construction d’une gare RER, dans le cadre du programme en cours d’examen, qui a vu récemment apparaître un semblant de consensus entre les souhaits du gouvernement (Grand Paris) et de la région Île-de-France (Arc Express).

Il faut dire que la ville de Rueil-Malmaison est la plus vaste et l’une des plus peuplée des Hauts-de-Seine. Or, elle n’est dotée que d’une gare RER excentrée au nord. En outre, le réseau de bus qui dessert les autres quartiers de la ville est largement insuffisant, pendant que d’autres villes alentours, moins peuplées et étendues, bénéficient de 2 ou 3 gares (tramway, train). Le projet Arc Express défendait logiquement une gare au sud de la ville, dans le quartier du plateau, qui non seulement est mal desservi par les bus mais qui n’offre aucune possibilité de déplacement au-delà de 21 h. Le projet du Grand Paris, défendu notamment par Patrick Ollier pour ce qui concerne Rueil, défend une 2e gare à Rueil-sur-Seine, à quelque 200 m de la gare RER actuelle, les habitants des autres quartiers de la ville restant les parents pauvres du développement des transports. Sa proposition a été adoptée et il reste une petite marge de manœuvre, avec 2 propositions alternatives entre Suresnes et Rueil pour une autre gare, pour laquelle nous continuerons à nous battre.

Pour soutenir notre combat contre la tour de bureaux à Rueil-sur-Seine, signez cette pétition en ligne.

Publié dans Mes chroniques

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