Pour Ségolène Royal, 3 règles simples pour une autre politique économique

Publié le par Désirs d'Avenir Rueil

1 - L’État doit être beaucoup plus entreprenant :

 

Pour soutenir une politique industrielle en faveur de l’innovation et la croissance verte. Si la mondialisation est difficile, elle peut aussi devenir un atout pour la croissance des entreprises qui savent innover. L’État doit les y aider. Ainsi dans la croissance verte de très nombreux chantiers s’ouvrent dans tous les domaines : transport, bâtiment, nouveaux matériaux,…

 

Pour réformer le système bancaire :

 

En créant une banque publique d’investissement pour aider les petites et moyennes entreprises à investir et créer des emplois. Les PME sont le véritable tissu productif de la nation et de l’Europe.

 

En imposant aux banques de séparer les activités économiques et les activités spéculatives.

 

Pour favoriser la formation des salariés face aux mutations notamment par la création de la sécurité sociale professionnelle pour permettre aux entreprises de conserver leurs salariés pendant le temps de leur formation.

 

Pour s’attaquer au chômage des jeunes et permettre l’accès de tous à la formation et l’emploi. « L’investissement dans l’éducation et dans la formation c’est une des clefs de la croissance économique de demain ».

 

2 - L’État doit favoriser la confiance :

 

La confiance passe par une bonne gestion budgétaire imposant : l’abandon du bouclier fiscal et une réforme fiscale pour donner des marges de manœuvre afin de permettre une politique de relance sans alourdir la dette.

 

La confiance passe par le dialogue social qui est un facteur d’efficacité économique. La démocratie sociale dans l’entreprise explique une partie de la compétitivité économique et au contraire l’archaïsme des relations sociales en France explique une partie de la perte de compétitivité des entreprises.

 

« Quand les partenaires sociaux sont capables de se parler… ils sont capables d’assumer les mutations économiques difficiles. »

 

La confiance passe par une juste rémunération pour tous. Il ne peut pas y avoir d’un côté des patrons qui augmentent très fortement leurs rémunérations et de l’autre des salaires qui n’augment pas ou très peu. Les salaires aujourd’hui sont beaucoup trop bas pour relancer l’activité économique.

 

3 - L’État doit remettre de l’ordre juste dans un système déréglé :

 

Il faut sortir du discours de l’impuissance politique. « On a besoin d’une partie de radicalité » pour assurer le changement.

 

De l’ordre en interdisant dans la loi les licenciements boursiers : « C’est un licenciement qui n’a que pour seul objectif d’encore augmenter la productivité financière alors même que la compétitivité économique ne cesse d’augmenter. »

 

La loi : « Toute entreprise dont la croissance économique est là, dont les résultats économiques augmentent, ne peut en aucun cas prétendre qu’elle peut faire des licenciements économiques ».

 

De l’ordre en conditionnant les aides publiques à l’interdiction de délocaliser pour les entreprises qui font du profit.

 

De l’ordre en favorisant l’entrée de l’Etat ou des collectivités locales dans le capital des entreprises pour les aider dans leurs mutations économiques. Pour ne pas accepter que ces entreprises ferment, au nom du marché, entraînant une désindustrialisation de la France.

 

Une politique de bon sens : ça change !

 

Source : Philippe Allard sur Le Post

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