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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Actes et mots du Président

Dans la semaine, on a appris que les directeurs des Agences Régionales de Santé (ARS) venaient d’être nommés en Conseil des Ministres, avec notamment Claude EVIN, ancien ministre de la Santé du Gouvernement ROCARD (1988-1991) à l’agence Île-de-France. Il n’est pas le seul bénéficiaire de l’« ouverture » !


En son temps, un homme politique avait comparé l’ouverture à gauche à un « bocal de poissons rouges dans lequel on aurait plongé un piranha »…


On trouve ainsi dans le bocal :

- Denis MORIN (ARS Rhône-Alpes), ex directeur adjoint de Cabinet de STRAUSS-KAHN, de Christian SAUTTER aux Finances, conseiller technique de Laurent FABIUS, puis directeur de Cabinet de Martine AUBRY au Ministère de l’emploi et de la solidarité ;

- Nicole KLEIN, (ARS Aquitaine), ex chargée de mission auprès de Michel ROCARD, Premier Ministre (1990-1991) ;

- Xavier CHASTEL, (ARS Midi-Pyrénées), ex conseiller technique de Martine AUBRY (1997-1999) au Ministère de l’emploi et de la solidarité.


Il faut espérer que les ARS trancheront avec la gestion calamiteuse des ARH (Agences Régionales de l’Hospitalisation) qui a entraîné les déficits abyssaux des hôpitaux mais sans grand espoir, étant donné les faibles moyens dont ils disposeront.

« Sarko mot à mot », un documentaire passionnant, passe le discours du candidat de l'UMP au crible. Bizarrement, il n'est diffusé… que sur le Web !


« Sarko mot à mot » : un documentaire inédit sur le candidat de l'UMP vient de sortir sur le Web. Réalisé par Claude Théret, écrit par deux journalistes – Gérard Leclerc, de France 2, et Florence Muracciole, du Journal du dimanche – ce décryptage passionnant du discours du candidat de l'UMP n'a jamais été diffusé. Le principe est simple : des formules choc et des extraits pertinents des discours du candidat sont soumis au jugement de 25 Français. En marge de leur commentaire, des personnalités politiques et des acteurs de la société civile donnent leur point de vue. Édifiant. On ne comprend vraiment pas pourquoi aucune chaîne ne s'en est emparée…

 

Nb : le documentaire dure près d'une heure, en quatre parties sur ce site :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=5300

Intervenant aujourd’hui devant les associations familiales, Nicolas Sarkozy a annoncé différentes mesures pour « Pour rendre effective la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle », notamment l’augmentation de 200 000 places d’accueil pour les jeunes enfants, d’ici à 2012, qui devront être diversifiées.


Encore un effet d’annonce car il omet de signaler que les assistantes maternelles peuvent accueillir désormais 4 enfants, au lieu de 3 précédemment. Les assistantes maternelles doivent au préalable obtenir un agrément pour cette augmentation. Mais compte tenu qu’elles sont plus d’un million, on peut parier que les 200 000 places sont toutes trouvées sans que l’état ait à faire le moindre effort budgétaire.


Mais un peu plus occupées, le feront-elles dans le même respect des règles d’hygiène et la vigilance nécessaire pour des enfants en bas âge ?


Et s’il fallait trouver des financements pour agrandir ou créer des crèches collectives, ils ne viendront sûrement pas des collectivités locales qui ne percevront plus la taxe professionnelle, leur principale source de revenus.


Parmi les autres mesures annoncées et qui prêtent à débat de la part des associations, figure un projet de « statut de beau-parent », valable également pour toute personne vivant au domicile d’un parent et qui participe à l’éducation d’un enfant sans avoir de liens de parenté. Une manière de botter en touche sur la demande des homosexuels d’être reconnus dans leur parentalité.


Enfin, est annoncé le raccourcissement du congé parental d’éducation « 
pour éviter que les femmes ne soient coupées trop brutalement du marché du travail ». Les familles qui font ce choix apprécieront.

Nous sommes fort aise d’entendre Nicolas Sarkozy déclarer, à l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York : « Nous devons nous interroger sur nos responsabilités. Aujourd’hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l’épargne qu’ils ont mise dans les banques. Notre devoir est de leur apporter des réponses claires. Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, chefs d’Etat, assumions nos responsabilités ».

 

La réponse est toute trouvée : l’un des responsables est Nicolas Sarkozy, qui fut ministre de l’Economie et des Finances de mars à novembre 2004. Il n’a rien fait pour réguler les banques et les marchés financiers et a fui ses responsabilités après 9 mois d’exercice.

 

Ca ne s’arrête pas là. Pendant la campagne présidentielle 2007, Nicolas Sarkozy proposait d’importer en France ce qui a causé la chute de l’économie mondiale : des crédits hypothécaires pour les personnes à revenus modestes.

 

« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages (...). Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

 

Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuant, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. ».

 

Aux Etats-Unis, tout allait bien tant que le marché immobilier était élevé mais, ce fut la catastrophe lorsqu’il a baissé et l’on connaît la suite de l’histoire.

 

Dans son récent discours de Toulon, Sarkozy a-t-il fait son mea culpa ? Pas du tout. A-t-il l’intention « d’assumer ses responsabilités » ? On peut en douter. Il s’en est fallu de peu, si la crise n’avait pas éclaté très rapidement, que nombre de nos concitoyens se fussent fait piéger.

Les défenseurs de la « laïcité à la française » réagissent à la « laïcité positive » de Sarkozy


Les défenseurs de « la laïcité à la française » ont vivement réagi au discours d'accueil à l'Elysée du chef de l'Etat au Pape Benoît XVI, au cours duquel Nicolas Sarkozy a soutenu le concept controversé de « laïcité positive », estimant que l'héritage et le rôle des religions dans la société doivent être pleinement assumés.


Le Parti socialiste a appelé le gouvernement et le président Nicolas Sarkozy à « être les gardiens » du principe de laïcité tandis que les associations familiales laïques (Cnafal) ont dénoncé « l'intrusion permanente dans le champ politique » de la religion depuis l'élection de M. Sarkozy.


Les Francs-Maçons du Grand Orient ont « réaffirmé que la laïcité n'a pas besoin d'adjectif pour exister et que toute référence à une laïcité positive en dénature le sens », ont-ils dénoncé dans un communiqué.


La plus ancienne des obédiences maçonniques en France a « rappelé que la spiritualité n'est pas l'apanage des religions » et que « la pensée libre non soumise aux dogmes peut être un mode de vie émancipateur pour l'homme ».


« Pour la première fois dans l'histoire de la France républicaine, un Pape et un président de la République affichent une politique commune. En ce sens, déjà, la laïcité de notre République est en danger », s'est indigné le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon.


« Il s'agit de promouvoir en France le concept de +laïcité positive+ qui s'oppose à la loi de 1905 en prévoyant le retour des Eglises comme actrices de la vie institutionnelle et publique, » a expliqué le sénateur de l'Essonne dans un communiqué.


« La laïcité implique que la religion est une affaire individuelle, dans un Etat respectueux de la liberté des cultes », a souligné Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, dans un communiqué.


« Ceux qui ont la responsabilité de gouverner la République, et le président en premier lieu, doivent être les gardiens de ces principes », a-t-il continué.


Selon M. Dray, la « priorité immédiate (du gouvernement) doit être de rassembler les Français: la France a déjà assez de problèmes pour ne pas ouvrir de nouvelles polémiques ».


Le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) a dénoncé « l'intrusion permanente dans le champ politique » de la religion depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, « qui porte atteinte à la séparation de l'Eglise et de l'Etat ».


Alors que le pape Benoît XVI a entamé vendredi à Paris une visite en France de 72 heures, accueilli à Orly par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, les associations familiales laïques affirment que « depuis l'avènement du nouveau président de la République, le modèle américain qui mélange allègrement la bannière de Dieu et la politique semble être le nouveau modèle de fonctionnement de nos gouvernants ».


Le Cnafal « dénonce cette intrusion permanente dans le champ politique, qui porte atteinte à la séparation de l'Eglise et de l'Etat et vise à tenter de restaurer une influence perdue dans une France largement sécularisée ».


Il appelle à la « mobilisation de tous les laïques ». « La mobilisation pour la défense des services publics, de l'école républicaine et laïque, du système de santé public font partie de ces enjeux fondamentaux et ce à quoi on distingue la République d'une simple démocratie de plus en plus marchande », concluent les associations.


Source : AFP

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