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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Mes chroniques

Quel bizarre argument utilisent ceux qui n’ont pas apprécié que Ségolène Royal demande à la direction des sanctions, soit pour les fraudeurs si la tricherie est avérée, soit pour les auteurs du livre « Hold-uPS, arnaques et trahisons » s’il s’agit d’accusations gratuites ? Quel argument nous ressasse-t-on à longueur de colonnes de la presse ? Qu’elle ne pouvait pas ignorer que la fraude était connue et généralisée depuis des décennies !


Si un acte illégal est ancien, il en devient légitime ? Une espèce de jurisprudence, en quelque sorte !


Sur quel air faut-il le chanter que ça n’est pas la fraude qu’on ignorait et que Ségolène Royal ignorait, c’est l’ampleur de celle-ci ?


On a tous vu, dans nos sections, de bonne âme pour nous dire, un soir de vote que « c’est pas grave si on vote dans une boîte à chaussures, s’il n’y a pas d’isoloir, on n’est pas riche ». C’est pas grave si, brutalement, apparaissent des militants qu’on n’a jamais aperçu dans une AG de section et dont on serait bien en peine de vérifier l’identité ! « Après tout, on est entre camarades, on peut bien se faire confiance ! »


Ce qu’on ne savait pas, c’est le fait qu’on a mis en place un véritable système pour que jamais le vote des militants ne dérange les petits plans mesquins de ceux qui ne veulent pas perdre les bonnes places qu’ils se sont attribuées, alors qu’on espère d’eux la déontologie propre au parti de Jaurès et de Blum.


Martine Aubry a annoncé une moralisation des élections internes au PS. On attend de voir ! Si celle-ci n’arrive pas rapidement, il reste probable que de nombreux camarades excédés iront voir ailleurs !

PS : merci à Fanch pour le dessin.

Votés samedi matin par un Conseil National dont de nombreux membres étaient absents, les militants socialistes viennent d’être informés des thèmes qui seront soumis au vote dans les sections, le 1er octobre prochain, sur le thème de la rénovation :

- primaires ouvertes ;

- non-cumul des mandats ;

- parité, diversité et renouvellement générationnel ;

- démocratie interne ;

- règles éthiques.


On peut néanmoins d’interroger sur l’enterrement des faits évoqués dans le livre paru récemment « Hold-ups, arnaques et trahisons ».


Un article de


Le récent scandale révélé dans l’ouvrage cité ci-dessus fait naître une inquiétude de bourrage des urnes et de retour aux vieux démons du parti socialiste.

Rue89 évoque justement les premières restrictions à cette tentative de rénovation, notamment sur le non-cumul des mandats et sur les primaires, certains demandant que soit garantie l’élection d’un socialiste, ce qui dénature complètement une primaire ouverte.

Après qu’un père de famille de 6 enfants ait en vain demandé à bénéficier de cette bonification, il a porté l’affaire devant la cour de Cassation qui lui a donné raison, au titre de l’égalité des sexes. Cette décision inquiète les pouvoirs publics si, s’appuyant sur la jurisprudence, d'autres attaquent les Caisses d’Assurance Vieillesse et obtiennent d'être indemnisés.


Déjà en déséquilibre, la branche retraite de la Sécurité Sociale pourrait se trouver en grand danger si cette mesure est généralisée et le gouvernement décide donc d’examiner une réforme pour le budget 2010 de la Sécurité Sociale.


La réforme est également nécessaire au titre de « l'égalité de traitement hommes-femmes en matière de prestation sociale », rendue obligatoire par les directives européennes.


Actuellement, une femme travaillant dans le privé peut bénéficier jusqu’à 2 ans de bonification par enfant élevé. La réforme lui attribuerait un an de bonification, tenant compte de l’interruption pour le congé pré et post natal. L’année supplémentaire serait éventuellement partagée entre le père et la mère.


Les femmes travaillent en général moins que les hommes, leur salaire à travail égal est inférieur d’environ 25 % et, arrivées à la retraite, leurs pensions accusent un retard de 40 % en moyenne car elles n'ont généralement pas pu cotiser pendant 40 ans. Les femmes feront donc les frais de cette réforme qui n’est qu’un prélude à la réforme de la Sécurité Sociale qui sera examinée prochainement.


Par ailleurs, cette mesure pourrait être rétroactive, les annuités de bonus étant acquises et comptabilisées au moment du départ en retraite et non à la naissance de l'enfant. Du coup, si rien n'est précisé dans le texte de loi, ce sont les règles en vigueur au moment de la cessation d'activité qui prévaudront. Ce qui revient à l’appliquer aux mères de familles partant à la retraite après le 1er janvier 2010.


Les syndicats et les associations familiales protestent contre cette réforme prise comme prétexte pour faire des économies sur le dos des plus modestes, alors que d’autres pistes pour rééquilibrer les comptes sociaux sont possibles, comme d'étendre les cotisations aux profits financiers, bonus et autres avantages non taxés, réservés généralement aux plus hauts salaires.

Lorsqu’on évoque les successives défaites de la gauche et du parti socialiste, on a coutume d’en voir les causes dans une droitisation de la société. Je serais tentée d’y voir une raison différente: la gauchisation de la droite.


On évoque souvent le fait que Nicolas Sarkozy débauche des personnalités de gauche mais on oublie volontiers que d’autres avant lui avaient récupéré des idées traditionnellement de gauche.


La droite et la gauche de la fin du XIXe au début du XXIe siècle

Si l’on remonte à la droite de la fin du XIXe et du début du XXe siècle et qu’on la compare avec ce qu’elle est depuis la Ve République et la présidence de Charles de Gaulle, on voit une indéniable différence.


La droite de l’époque se situe dans la bourgeoisie bien pensante, catholique, réactionnaire, la noblesse, les propriétaires terriens, les patrons de l’industrie... Les salariés des petites entreprises votent largement comme les patrons leur suggèrent.


La gauche était quant à elle située, vers les années 1900, dans l’enseignement, la fonction publique, l’industrie… Mais l’état de cette industrie française était tel que cette force était importante. Nous avons conservé de nos jours, une bonne part de la fonction publique (encore que...).


Au début du XXIe siècle, la classe moyenne, salariés et cadres moyens, qui n’existait pas ou peu 100 ans plus tôt, vote plutôt à gauche, même si elle a tendance à être séduite par des idées centristes et/ou écologistes.


Pillage des thèmes de gauche

En dehors du bref épisode du front populaire qui, avant que la guerre débute, permettra à la gauche d'offrir les congés payés, ainsi que de la réduction du temps de travail qui se fera progressivement au fil du XXe siècle, on verra ensuite que nombre de nos thèmes ont été appliqués par la droite après cette guerre.

De Gaulle arrivé au pouvoir reprend des thèmes de gauche issues du programme de la Résistance : nationalisation, Sécurité Sociale, vote des femmes… Il met fin à notre présence en Algérie.

C’est aussi sous sa présidence que la pilule contraceptive sera autorisée, mesure inimaginable pour la droite bien pensante du début du siècle. C’est sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing qu’elle sera remboursée par la Sécurité Sociale.


L’adhésion à l’Europe atténue le nationalisme refermé sur lui-même d’une frange de la population traditionnellement située à droite.
C'est l'idée même d'Europe qui est portée par de Gaulle et c'est lui qui met fin à la mainmise américaine de l'après-guerre.


La reprise d'idées de gauche est poursuivie par Valéry Giscard d’Estaing et Simone Veil qui mettent en place une mesure phare : la loi sur l’interruption volontaire de grossesse.


François Mitterrand est parvenu au pouvoir par son intelligence de la conduite d’un parti mais en définitive, la parenthèse de la gauche possédant à la fois les pouvoirs exécutif et législatif n’aura duré que 10 ans. En dehors de l’abolition de la peine de mort, de quelques nationalisations aux tout débuts, la crise aidant, il ne pourra poursuivre une politique ancrée à gauche. C’est même sous sa présidence qu’on amorcera la privatisation de fleurons de la fonction publique comme France Télécom.


Jacques Chirac ne marque pas par des réformes révolutionnaires, se contentant de prospérer sur l’héritage de ses prédécesseurs. Quant à Nicolas Sarkozy, l’histoire dira s’il aura accompli la vraie rupture qu’il prônait pendant la campagne présidentielle mais je parierais qu’il ne sera qu’une parenthèse, tellement sa personnalité, sa manière de comprendre la France et les français ne cadrent pas avec leur manière d’être. Le débauchage d’ex socialistes et personnalités de gauche ne constitue pas une politique de gauche.

Évolution de la société française

Dans le même temps, le nombre de personnes poursuivant des études supérieures subit une progression exponentielle (de 2 000 bacheliers au début de XXe siècle, on en est maintenant à plus de 500 000 au début de notre XXIe siècle), signe que le niveau de connaissance s’améliore. De ce fait, les emplois évoluent vers des niveaux plus élevés. Compte tenu de cela et de la disparition de notre industrie, une frange non négligeable d’électorat de gauche disparaît : les ouvriers de l’industrie. Les coupes drastiques dans la fonction publique et donc la diminution des fonctionnaires, l’attirance de ceux qui restent des ouvriers pour les extrêmes (droite ou gauche) accroit cette hémorragie d’électeurs socialistes potentiels.


Dans les interstices de tout cela, il reste peu de places pour des initiatives socialistes, à l’exception de tout ce que détruit Nicolas Sarkozy et qu’il nous faudra rebâtir.

Sa politique de gribouille qui bondit sur tout événement pour se mettre en lumière et pondre une loi n'est pas dans la veine de ses prédécesseurs et démontre une impatience éloignée de ce que devrait être une bonne gestion des affaires d'un pays. C'est peut-être là que nous pouvons démontrer notre différence.

Ségolène Royal, en voulant apporter de nouvelles méthodes, a déchaîné les passions en interne lors de la campagne présidentielle et en particulier en mettant en place la démocratie participative - qualifiée par ses détracteurs de méthode populiste - qui a séduit notamment l'électorat des cités où elle a fait d'excellents scores.


Le temps est venu maintenant de revoir complètement nos méthodes et notre corpus idéologique pour relever le pays et améliorer le sort de nos concitoyens. Les anciennes recettes ne pourront plus fonctionner.

On ne pourra pas indéfiniment réduire le temps de travail, les citoyens le savent bien. Ce que les bienfaits de la modernisation de l'industrie ont apporté, en particulier la diminution des taches pénibles, est achevé aujourd'hui. Les assurances sociales existent, elles ont juste besoin qu'on les gère sérieusement. Les droits naturels de l'humanité sont proclamés et, au moins dans nos contrées, sont, à quelques exceptions près, respectées et surveillées. Nous avons juste à les exporter autour du monde.

On ne fait plus descendre dans la rue par le miracle de 2 ou 3 slogans accompagnés d’un roulement de tambour.


On l’a vu dans les cortèges de protestation de fin 2008 – début 2009, le parti socialiste n’est pas le bienvenu aux côtés des organisations syndicales. Il faut se poser la question de la cause de cette rupture qui n’existait pas un siècle plus tôt. Il nous faut à nouveau associer à nos travaux les milieux syndicats, associatifs... qui connaissent la vie des citoyens.

Il nous faut à nouveau trouver un discours à tenir à l’électorat qui nous fait défaut et ce ne sont pas des imprécations du type « jamais d’alliances avec un tel » qui nous y aideront.

Dominique Millécamps

Une expression m’étonne toujours « Bientôt la rentrée » ou « ça sent la rentrée »…


Comme si, le 1er juillet, le temps avait suspendu son vol, toutes les difficultés s’étaient stabilisées… jusqu’au 31 août.


Mais pense-t-on à toutes ces personnes pour qui des conditions économiques, la maladie… n’ont pas reculé, voire se sont renforcées pendant ces 2 mois de soi-disant trêve ?


Pense-t-on à ces familles qui n’ont pas pu emmener leurs enfants en vacances et craignent les mauvaises rencontres s’ils les autorisent seulement à aller dans le square voisin ?


Pense-t-on à celles qui n’ont d’autre recours que d’aller solliciter une sortie à la mer à cette association caritative qui emmène les enfants en Normandie pour une journée.


Pense-t-on à ceux qui tremblent de voir arriver la liste de l’école même si certains, à coup de campagne de comm, prétendent que le prix des fournitures a baissé ? Pense-t-on au regard suppliant de l’enfant qui préfèrerait un cartable à la mode plutôt que le 1er prix du supermarché  ?


Pense-t-on à ces personnes sans domicile, ni emploi fixes, qui obtiennent un peu de nourriture en hiver auprès des associations saisonnières, mais doivent se débrouiller aux beaux jours ?


Ont-ils vu un changement dans leur condition ? Certainement pas. Leur situation a même pu, pour toutes ces raisons, se dégrader.


Bien sûr, il y a une rentrée des classes mais pour certains, il n’y a qu’un long chemin ininterrompu pour essayer de s’en sortir.


Pendant que vous bronziez sous votre cocotier, pendant que vous visitiez des musées ou des châteaux, pendant que vous dégustiez un plateau de fruits de mer… ils se débrouillaient au jour le jour pour essayer de survivre.

Alors, de grâce, cessez de parler de rentrée, pour eux, il n’y a ni rentrée, ni sortie, la vie est un long fleuve tranquille… et amer.

Nous sommes à quelques mois d’une échéance électorale, celle des Conseils Régionaux. Les compétences de ces collectivités locales restent largement méconnues et l’on peut douter de l’utilité de participer à ce scrutin. Pourtant, ils interviennent largement dans notre vie quotidienne : lycées, apprentissage, formation professionnelle, aménagement du territoire, transports ferroviaires, transports publics routiers interdépartementaux, politique régionale énergétique…


On voit bien dans ces exemples que le Conseil Régional peut compenser la faiblesse des investissements nationaux qui se limitent en ce moment à aider les banques, mauvaises gestionnaires de nos dépôts, à rémunérer grassement leurs dirigeants incompétents au lieu de participer à la sauvegarde de l’économie.


Je vous citerai un exemple de bonne politique régionale : celui de Ségolène Royal en Poitou-Charentes. On le voit à travers l’actualité, elle a fait de sa région, gagnée de haute lutte à l’ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin, un modèle en matière d’éducation, de soutien à l’emploi, de politique énergétique s’appuyant sur des énergies non fossiles…


Dans ce clip vidéo de 2007, diffusé avant le 1er tour de l’élection présidentielle, elle énonce ce qu’elle voulait pour la France, une politique de « valeurs », de « solidarité », de « justice », d’« écologie », de « dynamique », de « responsabilités »…




Et puis une « société en harmonie », des « droits et devoirs » pour tous, le « recul des inégalités »… tout ce qu’elle pratique au niveau de sa région... en attendant de le faire pour la nation.


On s’aperçoit bien maintenant que ces valeurs ne prévalent pas pour le Président et le gouvernement actuel, préférant le droit du plus fort, du plus riche, du plus introduit dans les hautes sphères… comme l’exprime ce dirigeant de PME dans un coup de colère.







Les valeurs de la majorité actuelle, c’est aussi le chantage aux régions pour qu’elles prennent en charge une partie de ce qui est de sa compétence, comme le Premier Ministre vient de le faire pour le LGV sud-ouest.


La majorité ne doit pas en plus mettre la main sur les régions. Pour qu’elles restent gérées « en bon père de famille », en mars prochain, pas d’hésitation, votons pour le Parti Socialiste.

Dominique Millécamps

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