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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Tout ce qu'on ne vous dit pas

Cette semaine, le journal allemand « Bild Zeitung » publiait un article sur le train actuel de vie de l'Elysée, information que vous ne verrez jamais dans la presse française.

La Traduction :


8 avions, 61 voitures de fonction, 1 000 employés.


Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans)


Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France.


Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.

- Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280 000 euros par an.

- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence.

- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3.

- Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne, etc.) : 1 million d'euros.

- Il a presque 1 000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.

- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Élysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.

- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.


Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'État incarne la « Gloire de la nation ».


Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit.

 

Légende des photos (en fichier joint) :

- Gauche : Le Roi Soleil et sa Madame Pompadour : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

- Droite : Un des 30 « réfectoires » du Palais de l'Élysée.



Une visite d'usine par Nicolas Sarkozy où tout est parfaitement organisé.
On n'en a rien su en France, c'est la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) qui l'a révêlé !

La réunion à l’Elysée avec les dirigeants des banques françaises a-t-elle débouché sur des décisions efficaces ? Il est permis d’en douter.


En effet :

- Avec le versement étalé sur trois ans de deux tiers des bonus, on ne récompensera plus nous dit-on les prises de risques qui se révèleraient désastreuses pour les banques.

- Cette partie du bonus ne sera en effet débloquée que si les performances de la banque le justifient, et donc si les traders ont eu un comportement vertueux.

- Enfin, au moins un tiers de la fraction différée des bonus sera versée sous la forme de titres, « gelés » pour une durée minimale de deux ans, ce qui accroîtra les fonds propres des banques.


En réalité, ces mesures ne résoudront rien.


Le problème posé par les rémunérations variables dans le secteur bancaire n’est à ce stade absolument pas traité.

- « Pas de bonus sans malus, ce n’est pas à tous les coups on gagne ». Voilà ce qu’a dit Nicolas Sarkozy hier, à l’issue de la réunion.

- Pourtant, le gouvernement ne met pas en place un système de malus. Les traders trop téméraires ne s’exposent pas à des « amendes » (conformément au principe « pollueur / payeur !). Tout ce qu’ils risquent, c’est de gagner un peu moins d’argent.


D’une certaine manière, la politique des bonus s’aligne sur celle des stock-options. « Si tu ne gagne pas, tu ne perds rien ».


Dans ces conditions :

- Les mesures avancées ne dissuaderont pas les prises de risques excessives, les rétorsions encourues n’étant pas suffisamment dissuasives en regard des gains espérés.

- Plus largement, on ne touche pas au problème politique et presque philosophique que soulèvent les bonus. Les 500 millions d’euros qui restent provisionnés représentent tout de même une moyenne de 30 000 euros par salariés et en réalité pour certains beaucoup, beaucoup plus.


L’équipe de Ségolène ROYAL

Baisse des prix dans la restauration : l'histoire d'un mensonge bien ficelé.


Une patate chaude, brûlante même. La TVA dans la restauration a baissé de 19,6 à 5,5 % mais malgré les promesses, les prix n'ont quasiment pas bougé... sauf pour le gouvernement, qui continue de claironner que les tarifs ont chuté de 4 % ! Décryptage d'une tambouille aigre-douce qui a du mal à passer.


Une merveille de storytelling

La baisse de la TVA dans la restauration est inscrite au menu depuis le premier juillet. Moins d'une semaine après son entrée en vigueur, les enquêteurs de la DGCCRF étaient envoyés en expédition pour relever les prix des plats et vérifier l'application du "contrat d'avenir" passé avec les professionnels, une sorte de charte de bonne conduite non contraignante. Résultat : la baisse a été répercutée par un restaurant sur deux et les prix ont reculé de « 4 % en moyenne ». « Encourageant », pour Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat et de plein d'autres trucs. Une victoire totale pour le consommateur ! Grâce à qui ? Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, tout simplement.


Les restaurateurs se sucrent avec des additions toujours bien salées

Dans le monde réel, il s'avère que les choses sont un tantinet différentes. D'après les relevés de l'INSEE, les prix ne baissent que de 1,3 % dans la restauration et de 0,7 % dans les cafés. Sachant que les prix à la consommation ont globalement chuté de 0,4 % en juillet, la baisse est donc quasi-nulle. Les restaurateurs « ont un contrat avec le pays. C'est du donnant-donnant, on ne peut pas recevoir sans donner » a déclaré Christine Lagarde. La preuve que si. Une mesure qui coûte 2,5 milliards d'euros à l'État, et qui ne bénéficie pas aux consommateurs, malgré moultes promesses. Voilà qui la fiche mal.


Un mensonge bien ficelé

On nous raconterait des salades ? Si peu... En réalité, le ministère de l'Economie a élaboré un système imparable : il base ses calculs sur un « cadre analytique de suivi de l'évolution des prix des produits ». En clair : les restaurateurs souhaitant participer à l'opération ont fait passer une liste de un à sept produits sur lesquels ils acceptent d'être contrôlés... Les autres établissements ne sont pas pris en compte, pas plus que les plats non référencés des volontaires. De peur d'une indigestion ?


La DGCCRF démantelée...

Ne pouvant que constater la manipulation après-coup, les syndicats de la DGCCRF sont montés au créneau en dénonçant la « manipulation du gouvernement ». La CGT note ainsi, un brin cynique, que la charte mise en place par le gouvernement incite les restaurateurs à pratiquer ce qui « ressemble à un prix d'appel, voire à une pratique commerciale déloyale ». Un comble ! Le syndicat rappelle en outre que s'il y a une baisse qui n'est pas contestable, c'est bien celle de ses effectifs, qui ont fondu de 7 % entre 2007 et 2008. A la limite du plan social. Et l'an prochain, inspecteurs et contrôleurs de la DGCCRF seront placés sous l'autorité des préfets départementaux, perdant toute cohésion nationale.


Et les consommateurs en seront réduits à boire un bouillon...


(Article publié sur le site «
 
Les mots ont un sens »)

On nous explique ce matin sur les ondes d'une radio nationale que Luc Chatel, Ministre de l’éducation nationale, est allé hier en personne dans un supermarché vérifier que les recommandations de gouvernement sur les prix des fournitures scolaires étaient bien respectées. La presse en grand nombre était présente mais certains sont plus curieux que d’autres.

Luc Chatel serre les mains de mères de famille admiratives d’être aussi bien traitées par un serviteur de la République mais le commentateur de la radio en question se pose la question d’un ballet si bien réglé (il a peut-être aussi les mêmes souvenirs que moi) et il s’avère que peu de temps avant l’arrivée du ministre, une nuée de familles sont arrivées, lesquelles familles ont très certainement dans le portefeuille la carte d'un certain parti au pouvoir. Le ministre interrogé s’étonne, prétend n’être pas à l’origine de cette organisation. Il semblerait que la fédération UMP locale ait fait de l’excès de zèle.


Ca ne vous rappelle rien ? L’année dernière, Nadine Morano, Ministre de la famille, a fait le même type de visite en août 2008 dans un supermarché Marseillais. Vous pouvez revoir cet épisode dans mon
blog.




Elle se fait un peu bousculer par une personne mécontente puis trouve par hasard ( !) un père de famille qui, lui, loue l’action du gouvernement auprès de Nadine Morano. Mais l’homme n’est pas là par hasard, il n’est pas non plus n’importe qui. Il s’agit de Bruno Sangline, proche du député UMP de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) Richard Mallié et premier adjoint UMP du maire de Bouc-Bel-Air, Jean-Claude Perrin, en charge de la petite enfance et des affaires scolaires.


Pour qui ce gouvernement nous prend-il ? Je vous laisse la réponse.

Lors d'une visite du Président dans un lycée, il discute avec les professeurs et les élèves et déclare que la violence à l'école est inacceptable ! Il le répête même à plusieurs reprises. Voir la vidéo :




Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, présent aux côtés de Nicolas Sarkozy, l'a bien compris. Aussitôt, il décide la création d'une « force mobile d'agents » intervenant en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence (tiens, période électorale, le tout sécuritaire est de retour !). La définition de cette « force mobile d'agents », ça ressemble comme 2 goutes d'eau à celle de la Police.


Et l'on voit que les forces de police ont également bien compris le président, puisqu'ils ne trouvent pas mieux que d'aller interpeler à la sortie d'une école de Gironde, 2 enfants de 6 et 10 ans, soupçonnés d'avoir volé une bicyclette. L'un d'entre eux s'appelle Hicham, il a depuis quelques temps un vélo offert par un militaire d'une base aérienne proche, mais une citoyenne qui s'est fait voler une bicyclette le soupçonnait d'en être l'auteur (bien sûr, lorsqu'on s'appelle Hicham, on ne peut qu'être un voleur de vélo). Elle sait où il est scolarisé, elle demande au directeur de l'école de bien vouloir confisquer le vélo, ce qu'il refuse de faire. La personne décide donc de porter plainte.

Enquête des policiers, puis arrestation, sans même que ceux-ci aient pris soin de se mettre en rapport avec la famille de l'enfant pour demander des comptes. Au final, la mère a pu apporter la preuve que le vélo n'avait pas été volé mais on se retrouve avec 2 enfants traumatisés, sans doute pour longtemps, et leurs camarades racontant qu'ils "ont été emmenés en prison". Immanquablement, ça laissera des traces.

Pendant ce temps, de bien plus grands voleurs ont l'impunité grâce à leurs relations. Si l'on veut faire du chiffre, c'est évidemment plus facile d'interpeler des enfants.

Je vous offre ci-dessous un petit film sur un voleur de bicyclette, surtout à regarder jusqu'à la fin.


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