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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Pour une Europe sociale

TOLÉRANCE ZÉRO POUR LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

 

Le groupe socialiste est opposé à toute forme de violence. Les femmes sont les principales victimes des violences basées sur le genre, qui constituent une violation du droit fondamental à la vie, la sécurité, la liberté et la dignité. Nous estimons que toute violation de ces droits est intolérable et inexcusable. La prévention est essentielle. Elle passe par l'éducation, la connaissance, la mise en réseau, la création de partenariats et l'échange de bonnes pratiques. Nous demandons qu'on agisse d'urgence pour éliminer des pratiques coutumières ou traditionnelles néfastes, y compris la mutilation génitale féminine, les mariages forcés, et les crimes d'honneur.

 

Nos succès

Le groupe engage régulièrement la Commission à renforcer les mesures de protection des femmes et des enfants contre la violence. Nous demandons une amélioration de la législation afin de s'attaquer aux racines du problème, de mettre en place des mesures plus efficaces de prévention et de soutien aux victimes et de faire progresser la sensibilisation et l'échange de bonnes pratiques en la matière.

 

DAPHNE, le programme spécifique de financement de la Commission, fournit une aide financière aux ONG actives dans le domaine de l'aide aux victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, notamment les enfants, les jeunes et les femmes. Nous avons réussi à faire rejeter la proposition du commissaire Frattini visant à fusionner le programme DAPHNE avec le programme relatif à la lutte contre la drogue. Nous avons donc maintenu un programme fort de lutte contre les violences.

 

Lissy Gröner, le rapporteur socialiste, a défendu avec succès DAPHNE III et a mené les négociations ardues avec le Conseil en vue de mettre en place le programme 2007-2013. Grâce à la position déterminée du rapporteur, nous avons obtenu un accroissement de 50 % du budget, qui est passé à 116 millions d'euros, ainsi que d'autres améliorations dont la mise en place d'un service d'assistance et d'une cellule de réflexion composée d'experts.

 

Où nous avons fait la différence

Le groupe est arrivé à faire adopter une déclaration commune du Parlement européen et du Conseil visant à envisager l'instauration d'une Année européenne de lutte contre la violence envers les enfants, les jeunes et les femmes Le groupe continuera à revendiquer que cette déclaration soit concrétisée.

 

Christa Prets, rapporteur socialiste sur la traite des femmes et des enfants vulnérables à l'exploitation sexuelle, a été très active dans la lutte contre la violence basée sur le genre et a représenté le groupe socialiste et le Parlement européen dans des conférences internationales et des campagnes organisées dans ce domaine, notamment en 2008 pour la campagne du Conseil de l'Europe « Stop à la violence domestique faite aux femmes ».

 

Le groupe socialiste célèbre également le 25 novembre comme Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes avec un événement ou une déclaration visant à sensibiliser l'opinion à cette occasion.

 

La division dans l'autre camp

Le groupe fait pression sur la Commission pour qu'elle crée une base juridique dans le domaine de la violence basée sur le genre, ce qui permettrait de la combattre plus efficacement. Le PPE-DE s'y oppose systématiquement.

 

Nos prochains objectifs politiques

Nous continuerons à nous attaquer à la violence basée sur le genre et à encourager les meilleurs pratiques contre les violences domestiques dans les États membres. Nous continuerons à insister pour que la Commission crée la base juridique pour des actions de lutte contre la violence basée sur le genre et pour qu'elle mette en place une Année européenne de lutte contre la violence envers les femmes et les enfants.

FAVORISER UNE REPRÉSENTATION ÉGALE

PASSER DES QUOTAS À LA PARITÉ

 

Le groupe socialiste est fortement préoccupé par la représentation déséquilibrée des femmes et des hommes dans les instances décisionnelles; les femmes sont sous-représentées tant en politique que dans le monde des affaires. Cela dénote un déficit démocratique à l'échelle de l'Europe et du monde. L'UE est depuis longtemps consciente de la nécessité de promouvoir l'égalité des genres dans les processus décisionnels. En 1996, le Conseil des ministres a adopté une recommandation demandant aux États membres de prendre des mesures visant à favoriser une participation équilibrée dans les processus décisionnels. La Commission soutient des projets transnationaux et a mis en place une base de données afin de fournir des statistiques, d'enregistrer les améliorations et de suivre les progrès vers l'égalité des genres.

 

Nos succès

Le rapport annuel sur l'égalité entre les femmes et les hommes établi par la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres fait le point de la situation et décèle les signes d'amélioration. En 2008, le rapport rédigé par le rapporteur Iratxe García Pérez, du groupe socialiste, a souligné le fait que les femmes continuaient à être gravement sous-représentées à tous les niveaux des processus décisionnels et a exhorté toutes les parties concernées à prendre des mesures spécifiques pour améliorer la situation. Le rapport a mis l'accent sur l'influence positive des quotas politiques, qui permettent de faire participer plus de femmes à ces processus.

 

Teresa Riera Madurell, membre du groupe socialiste, a rédigé un rapport sur la transposition et l'application de la directive relative au principe de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l'accès à l'emploi, à la formation et à la promotion professionnelles, et les conditions de travail. Ce rapport concluait que la directive n'était pas pleinement mise en œuvre dans les États membres, ce qui signifie que les citoyens, et particulièrement les femmes, n'en profitent pas pleinement.

 

Le groupe a célébré la Journée internationale des femmes en mars 2009 par une conférence intitulée "50/50 - des quotas à la parité", qui a rassemblé des représentants de différents partis socialistes et de la société civile afin de discuter de la situation dans les États membres et de souligner l'importance de cette question pour les élections européennes.

 

Les domaines où nous avons joué un rôle moteur

Le groupe, mené avec détermination par la députée Zita Gurmai, a participé activement à la rédaction du manifeste du PSE, qui fait de la lutte pour l'égalité des genres une priorité et soutient le Lobby européen des femmes dans sa "Campagne 50/50 pour la démocratie", avec l'appui de la commissaire Wallström. Cette campagne appelle les décideurs à veiller à ce que les femmes soient représentées à égalité sur les listes électorales pour les élections européennes et dans les postes de haut niveau dans les institutions européennes. Le groupe soutient aussi sans réserve la campagne "Females in Front" lancée par Cristel Schaldemose, membre du groupe socialiste. Nous continuerons à faire pression sur les gouvernements pour souligner qu'il faut remédier avec détermination à cette absence d'égalité dans nos propres structures politiques si nous voulons faire passer le message et convaincre.

 

La division dans l'autre camp

Le groupe socialiste est fortement favorable à l'utilisation des quotas pour remédier à cette sous‑représentation et demande l'introduction de quotas similaires à ceux que la loi impose en Norvège où jusqu'à 40 % des membres des conseils d'administration des entreprises doivent être des femmes. Le PPE-DE s'y oppose systématiquement.

 

Nos prochains objectifs politiques

Au cours de cette législature, le groupe a continué à augmenter sa proportion de femmes parmi les députés. Nous avons actuellement 41,4 % de femmes pour 58,6 % d'hommes. Au PPE-DE, en revanche, il n'y a que 24 % de femmes pour 76 % d'hommes. Les partis du PSE, avec leur système de quotas, tenteront d'améliorer ces chiffres dans toutes les élections. La discrimination est toujours très répandue. Notre groupe s'efforcera d'obtenir des améliorations significatives de la transposition et de l'application tant de la directive relative au principe de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l'accès à l'emploi que de la directive contre la discrimination.

RENDRE L'UE PLUS OUVERTE, DÉMOCRATIQUE ET EFFICACE

 

L'UE doit devenir une Union plus efficace pour répondre aux défis auxquels nous sommes tous confrontés, notamment la crise financière mondiale, les changements climatiques et la menace du terrorisme international. Nous ne pouvons pas espérer que des structures mises en place il y a plus de 50 ans pour un Marché commun de six États membres soient efficaces dans une Union beaucoup plus large, diversifiée et complexe de 27 États membres et de 500 millions de citoyens.

Afin de rapprocher l'Union de ses citoyens, l'UE doit être plus ouverte et ses décisions doivent être clairement soumises au contrôle et à la surveillance démocratiques. Dans un monde interdépendant, l'UE doit pouvoir parler d'une seule voix. Les forces nationalistes, eurosceptiques, isolationnistes ou carrément anti-européennes n'ont aucune solution à apporter aux problèmes mondiaux.

 

Nos succès

Dans le débat qu'a mené le Parlement européen sur la direction que doit prendre l'Europe, l'approche unifiée et cohérente du groupe socialiste nous a permis d'avoir une influence bien plus grande que notre représentation au Parlement. D'autres groupes, en particulier PPE-DE, sont fortement divisés sur les questions fondamentales touchant à l'avenir de l'Europe, et ils agissent comme s'ils se bornaient à fédérer des intérêts nationaux.

 

Un nouveau traité pour l'Europe

Le groupe socialiste a été le moteur du débat sur la réforme des structures de l'UE au sein du Parlement européen.

 

Le rapport Corbett/Mendez de Vigo de 2004 sur le traité constitutionnel soulignait la nécessité, pour l'Europe, de devenir plus démocratique, efficace, responsable et transparente. Notre rôle actif (ce rapport a été approuvé presqu'à l'unanimité par les membres de notre groupe, alors que les autres groupes étaient divisés) a permis au PE d'approuver rapidement le traité. En même temps, afin d'assurer une meilleure participation des citoyens, nous avons organisé une série de forums sur la nécessité de réformer la nouvelle Union élargie.

 

Notre priorité, tout au long de ce processus, a été de régler le plus rapidement possible les questions institutionnelles et de souligner le rôle que doit jouer l'UE pour faire face aux défis mondiaux et développer une Europe sociale.

 

En juin 2007, le rapport Baron/Brok sur la feuille de route pour la poursuite du processus constitutionnel de l'Union a transmis au Conseil européen de Berlin le message du PE. Nous nous félicitions de cette percée dans l'impasse constitutionnelle et de la plus grande démocratie apportée par l'accroissement des pouvoirs du PE, tout en regrettant la complexité accrue des formulations et des procédures retenues. Le rapport a été adopté par 459 voix pour, 141 voix contre et 32 abstentions. À nouveau, notre groupe était uni et les autres divisés.

 

Dans le rapport Corbett/Mendez de Vigo de février 2008, le PE a approuvé le traité de Lisbonne en considérant qu'il rendrait l'Union plus démocratique et mieux préparée pour l'avenir. Il s'est également félicité de l'efficacité accrue du processus décisionnel de l'UE. Le rapport a été adopté par 527 voix pour, 113 voix contre et 29 abstentions.

 

Le Conseil européen de décembre 2008 a défini une démarche afin de garantir la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne. Nous nous efforcerons de veiller à ce que, dans le débat au PE et au-delà de ce débat, l'importance des préoccupations des citoyens et de l'Europe sociale reste primordiale. Les craintes face aux menaces pesant sur l'Europe sociale ont été parmi les principales raisons expliquant le rejet du traité dans le referendum irlandais.

 

Après des semaines d'hésitation motivées par la crainte d'interférer de façon négative sur le futur référendum en Irlande, le Parlement européen a finalement, lors de sa dernière session plénière le jeudi 7 mai 2009, débattu et voté les 5 rapports clés liés au Traité de Lisbonne.

 

Les rapports en question portent sur le nouvel équilibre institutionnel de l'Union, le nouveau rôle et nouvelles responsabilités du Parlement européen, les relations entre le Parlement européen et les parlements nationaux et sur la mise en œuvre de l'initiative citoyenne. Le Parlement européen a approuvé tous ces rapports avec une très claire majorité. Le Groupe socialiste a activement soutenu ces rapports, par voie de rédaction ou d'amendements de manière à ce que les textes finalisés reflètent notre position sur ces sujets-clef.

 

Le rôle nouveau et les responsabilités nouvelles du Parlement en vertu du traité de Lisbonne (LEINEN, PSE-DE).

En approuvant ce rapport par 441 voix pour contre 77 contre et 18 abstentions, les députés européens saluent le fait que, à part quelques exceptions, le nouveau traité place le Parlement européen sur un pied d'égalité avec le Conseil en tant que législateur de l'UE, ceci incluant des domaines clés comme le budget, l'agriculture, la justice et les affaires intérieures.

 

Le rapport sur l'Incidence du traité de Lisbonne sur le développement de l'équilibre institutionnel de l'UE (DEHAENE, PPE-BE) a été adopté par 363 voix pour contre 93 voix contre et 19 abstentions. Le rapport formule un certain nombre de recommandations et souligne que le Traité de Lisbonne renforce les institutions de l'Union chacune dans son champ de compétence.

 

Le rapport sur l'Évolution des relations entre le Parlement européen et les parlements nationaux dans le cadre du traité de Lisbonne (BROK, PPE-DE) a été approuvé par 379 voix pour contre 65 contre et 16 abstentions. Les députés européens espèrent particulièrement une nouvelle forme de "dialogue pré- et post-législatif" avec les parlements nationaux une fois que le Traité de Lisbonne sera entré en vigueur.

 

Lignes directrices pour une proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur la mise en œuvre de l'initiative citoyenne (KAUFMANN, GUE-DE). Le rapport a été adopté par 380 voix pour contre 41 voix contre et 29 abstentions. Le Parlement demande à la Commission de présenter une proposition de règlement sur l'initiative citoyenne immédiatement après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.

 

Le groupe s'est également engagé en faveur :

- du renforcement du rôle du Parlement européen, en encourageant les autres institutions à faire preuve de davantage de démocratie même avant que le nouveau traité n'entre en vigueur ;

- de l'ouverture et de la transparence, avec un accès complet du public aux documents des institutions, y compris les documents du Conseil agissant en tant que législateur ;

- de l'élargissement du rôle du médiateur ;

- de la transparence en influençant fortement le rapport du PE sur les lobbyistes et

- du partenariat et de la coopération entre les organisations non gouvernementales et les institutions européennes, notamment dans le rapport de Genowefa Grabowska sur le développement du dialogue civil.

 

Citoyenneté européenne

Pour nous, la Charte des droits fondamentaux est au cœur de notre système démocratique fondé sur l'État de droit. Le rapport de Jo Leinen, membre du groupe socialiste, sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union a donné le mandat pour sa proclamation solennelle au Parlement le 12 décembre 2007.

SUCCÈS DE L'ÉVALUATION DE LA POLITIQUE AGRICOLE

 

L'évaluation de la politique agricole, aussi appelée "Bilan de santé de la politique agricole commune (PAC)" avait pour objectifs :

- d'évaluer et de poursuivre la grande réforme de la PAC de 2003 ;

- de préparer la PAC à de nouveaux défis tels que le changement climatique, la gestion de l'eau et les bioénergies ;

- d'adapter la PAC aux règles du commerce international (OMC).

 

Ce bilan de santé a essentiellement entraîné des modifications dans trois domaines :

- le régime d'aides directes - soutien aux agriculteurs, qui est le premier pilier de la PAC ;

- les instruments de marché - intervention publique, quotas laitiers, mise en jachère et restitutions à l'exportation ;

- la politique de développement rural (le deuxième pilier de la PAC), afin de répondre aux nouveaux défis.

 

Le groupe socialiste a joué un rôle essentiel dans ce dossier. Il a exposé sa stratégie dans un document intitulé "L'agriculture et le monde rural: faire face au présent pour préparer l'avenir", adopté à Madrid en octobre 2007. Cette stratégie a été à la base de toutes les négociations sur le bilan de santé de la PAC. Le rapporteur pour ce paquet législatif était Luis Manuel Capoulas Santos, membre du groupe socialiste et porte-parole du groupe à la Commission de l'agriculture du PE. Vu l'importance du dossier, la présidence française a traité le Parlement européen et le Conseil sur un pied d'égalité, même s'il n'y avait formellement aucune procédure de codécision.

 

Les socialistes ont mené les efforts visant à contrer la position libérale de la Commission européenne en recherchant un bon équilibre entre, d'une part, l'adaptation de la PAC aux nouveaux défis et au contexte international et, d'autre part, la protection des agriculteurs et de l'environnement.

 

Le résultat, dont les détails figurent ci-dessous, a été le suivant :

1. la proposition sur les aides directes a été adoptée par deux tiers des votants (441 sur 660) ;

2. la proposition sur les instruments de marché a été adoptée par 383 des 636 votants (60 %) ;

3. la proposition sur le développement rural a été adoptée par 510 des 644 votants (79 %).

 

1. AIDES DIRECTES

Un certain nombre de décisions fondamentales ont été prises.

 

CONTRIBUTION AUX SECTEURS CONNAISSANT DES PROBLÈMES SPÉCIFIQUES

Les socialistes ont réussi à donner aux États membres plus de souplesse dans l'utilisation d'un maximum de dix pour cent des fonds, afin de répondre à des problèmes spécifiques, par exemple dans les secteurs bovin, laitier, ovin ou caprin.

 

Le Conseil n'a pas accepté la proposition socialiste de donner cinq pour cent supplémentaires pour l'assurance contre les maladies végétales ou animales, les risques climatiques et les catastrophes naturelles.

 

- Aides couplées et découplées

La réforme de la PAC de 2003 a introduit le "découplage" des paiements directs aux agriculteurs, c'est-à-dire la suppression du lien entre ces paiements et une production particulière. Elle permet toutefois aux États membres de maintenir le "couplage" pour certains paiements, c'est-à-dire de continuer à les lier à la production pour certains secteurs vulnérables.

Avec l'aide des autres groupes politiques et du Conseil, les socialistes ont limité la libéralisation à outrance des marchés proposée par la Commission européenne. Elle voulait mettre fin aux derniers paiements couplés et les intégrer dans le Régime de paiement unique (RPU).

Dans l'accord final, la prime à la vache allaitante et les primes pour les ovins et les caprins ne sont pas soumises à la règle générale du découplage intégral de l'aide. Pour d'autres secteurs, le découplage intégral a été rendu plus progressif.

 

- Conditionnalité de l'aide

Les socialistes ont souligné la nécessité de subordonner les aides agricoles au respect de normes de protection de l'environnement, de bien-être animal et de qualité alimentaire. Les agriculteurs qui ne respectent pas ces normes risquent une réduction des aides.

 

2. INSTRUMENTS DE MARCHÉ

Les instruments actuels de soutien des marchés, conçus pour les six États membres fondateurs, doivent être adaptés à une Europe des 27 en raison de la surproduction et d'un environnement mondial complètement différent.

 

La Commission voulait tout d'abord mettre un terme à toute intervention dans la plupart des secteurs, mais les socialistes sont parvenus à faire rejeter cette approche de libéralisation totale.

 

L'accord final maintient la base juridique du régime d'intervention, notamment pour le blé dur, le riz, l'orge et le sorgho. Le mécanisme d'intervention est également maintenu dans le secteur laitier, avec des achats à l'intervention pouvant aller jusqu'à 30 000 tonnes de beurre et 109 000 tonnes de lait en poudre.

 

- Quotas laitiers

Dès le départ, les socialistes ont souligné qu'il était nécessaire de garantir un atterrissage en douceur du régime des quotas laitiers dont la suppression est envisagée pour 2015. L'accord final prévoit entre 2009 et 2014 cinq augmentations annuelles des quotas à raison de un pour cent. En outre, des mesures de soutien aux producteurs susceptibles d'être affectés par l'augmentation des quotas sont mises en place. Certains États membres bénéficient d'une certaine souplesse, par exemple la possibilité d'anticipation pour les quotas italiens.

 

- Mise en jachère

La crise alimentaire a poussé les socialistes à maintenir la décision de suppression de la mise en jachère.

 

- Restitutions à l'exportation

Dans un effort d'alignement de la politique agricole sur les règles de l'OMC, le Parlement européen a adopté une proposition socialiste visant à mettre fin aux restitutions à l'exportation pour les céréales et le riz (qui avaient par ailleurs fortement baissé au cours des dernières années et n'ont plus qu'une faible valeur). Le Conseil n'a toutefois pas accepté cette proposition.

 

- Gestion des risques et des crises

Sous la pression du groupe socialiste, le Parlement européen et le Conseil sont arrivés à un accord sur de nouveaux instruments (assurances et fonds de mutualisation) destinés à garantir une meilleure gestion du risque.

 

Un accroissement de la contribution financière de l'UE a été adopté afin de couvrir les pertes économiques causées par des phénomènes climatiques défavorables, des maladies animales ou végétales ou des infestations parasitaires.

 

3. POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT RURAL

La PAC devrait être en mesure de s'adapter aux mutations actuelles et de faire face à de nouveaux défis.

 

Le plafond du budget de la politique agricole a été fixé jusqu'en 2013. La seule possibilité de trouver des ressources additionnelles pour le développement rural réside dans la modulation, c'est-à-dire dans le transfert de fonds du premier pilier (aides directes) au deuxième pilier (développement rural).

 

Les socialistes, avec l'appui du Conseil, ont augmenté de cinq pour cent le taux obligatoire de modulation, qui était déjà de cinq pour cent et est ainsi passé à dix pour cent. Une modulation supplémentaire de quatre pour cent s'y ajoute pour les agriculteurs bénéficiaires d'un montant supérieur à 300 000 €.

 

Cela permettra de financer quatre nouveaux défis: 1) la lutte contre les changements climatiques, 2) la biodiversité, 3) la gestion de l'eau et 4) les bioénergies. Le Parlement européen a ajouté deux autres domaines d'action: 1) l'innovation dans les quatre secteurs précités et 2) l'adaptation du secteur laitier. Le cofinancement de ces mesures par le budget communautaire est passé à 75 pour cent et même à 90 pour cent dans les régions de convergence.

 

Les réformes approuvées dans le cadre du bilan de santé permettront aussi à la PAC d'apporter une contribution concrète au plan européen pour la relance économique proposé par la Commission européenne.

FAIRE FACE AUX DÉFIS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

 

Les engagements de l'UE en matière de changement climatique

En 2007, l'Union européenne s'est fixé l'objectif ambitieux de réduire de 20 % ses émissions de carbone d'ici 2020. L'Union européenne s'est également engagée, si un accord international "post‑Kyoto" est conclu à la conférence des Nations unies de Copenhague en décembre 2009, à réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

 

L'Union européenne s'est en outre engagée à accroître l'utilisation des énergies renouvelables de 20 % d'ici 2020 dont 10 % d'énergie renouvelable dans les transports.

 

Le PE et le Conseil adoptent les législations destinées à honorer les engagements pris en matière de changement climatique.

En 2008, le PE et le Conseil ont adopté des actes législatifs qui permettront d'atteindre ces objectifs et de montrer au monde que l'Europe est un partenaire responsable et crédible. Le paquet "Changement climatique" adopté par l'UE est le plus ambitieux au monde. Aucun autre pays n'a fixé d'objectifs juridiquement contraignants pour la réduction des émissions sur la période 2013-2020.

 

Le groupe socialiste du Parlement européen a contribué à élaborer un accord équilibré entre, d'une part, la nécessité de mettre l'Europe à la pointe de la lutte contre le changement climatique, qui constitue une menace gravissime pour l'humanité et, d'autre part, la réduction de notre dépendance énergétique. Atteindre un équilibre entre la protection de l'environnement et la protection de l'emploi grâce à une croissance économique durable et des investissements dans les sources d'énergie de substitution, voilà notre formule gagnante.

 

Les succès socialistes dans le paquet "Changement climatique"

 

Système d'échange des quotas d'émissions :

- Un plafond harmonisé et décroissant a été mis en place. Il permettra d'atteindre les objectifs d'émission de carbone fixés par l'UE.

- Un montant plus élevé des recettes dégagées par la mise aux enchères des quotas sera affecté à la création d'emplois "verts" et "intelligents" et à la formation pour ces emplois, à la recherche et développement dans les sources d'énergie renouvelable et à aider les pays en développement à s'adapter aux défis du changement climatique.

- Toutes les industries devront faire un effort pour réduire les émissions et, dans certains secteurs à fortes émissions de composés carbonés, les entreprises recevront une aide (quotas gratuits) pour faciliter le processus de transition.

 

Répartition de l'effort :

- Les États membres devront atteindre leur objectif de réduction de 20 % des émissions pour 2020, mais également fixer pour 2050 un objectif de 80 %. Le système tout entier repose sur la répartition de l'effort entre tous les pays, afin de réduire les émissions en fonction de la capacité à le faire.

- Le PE a introduit un système de pénalité pour les États membres qui n'en font pas assez: si un État membre ne respecte pas son objectif annuel, l'objectif fixé pour l'année suivante sera encore plus exigeant.

 

Les sources d'énergie renouvelables :

- Des mesures incitatives, visant à accroître l'intérêt pour les sources d'énergie renouvelables, ont été mises en place. Elles contribueront à créer 1,6 millions d'emplois "verts" dans ce secteur d'ici 2020.

- La production des biocarburants devra respecter des critères de durabilité qui garantiront aux travailleurs des normes sociales décentes, donneront aux communautés locales produisant les biocarburants un prix équitable et n'auront d'influence négative ni sur les prix des denrées ni sur les forêts tropicales humides.

- Les mesures incitatives à l'acceptation des nouvelles technologies et au développement de biocarburants de deuxième génération seront encouragées.

- Des voitures électriques seront mises au point avec différents types de sources d'énergie renouvelables.

 

Voitures et émissions de CO2

- Les constructeurs automobiles sont encouragés à adapter leur production vers des voitures plus propres et moins polluantes.

- D'ici 2020, les constructeurs automobiles produiront des voitures qui n'émettront en moyenne que 95g/km de CO2.

 

 

Résultats du vote sur le paquet (17 décembre 2008) - Système d'échange des quotas 610 pour, 60 contre, 29 abstentions

 

 

pour

contre

abstentions

PPE-DE

224

29

4

PSE

195

0

0

ADLE

86

0

2

VERTS

37

0

0

GUE

30

4

4

 

Sur cette question extrêmement importante, le groupe socialiste a été le plus cohérent pour permettre l'adoption de la résolution (qui avait le soutien des verts). Le groupe PPE-DE s'est divisé - Niebler, de la commission ITRE, a voté contre la proposition.

 

Répartition de l'effort : 555 pour, 93 contre, 60 abstentions

 

 

pour

contre

abstentions

PPE-DE

252

3

6

PSE

181

11

7

ADLE

87

0

0

VERTS

1

37

1

GUE

0

11

27

 

Les verts ont voté contre leur propre rapporteur (HASSI) et le groupe GUE s'est abstenu sur la résolution finale, ce qui démontre leur manque de maturité ou leur refus d'assumer leur responsabilité politique.

 

Énergies renouvelables : 635 pour, 25 contre, 25 abstentions

 

 

pour

contre

abstentions

PPE-DE

235

4

6

PSE

199

0

0

ADLE

86

0

0

VERTS

37

0

0

GUE

32

3

3

 

Division (mineure) au centre droit. Ouzki, président de la commission ENVI s'est abstenu !!! Les fascistes et les anti-européens ont voté contre. Le centre gauche (groupe socialiste, libéraux et verts) a soutenu le compromis. Les socialistes constituent le groupe le plus soudé.

 

VOITURES/CO: 559 pour, 90 contre, 60 abstentions

 

 

pour

contre

abstentions

PPE-DE

247

2

12

PSE

175

5

20

ADLE

84

5

1

VERTS

2

0

37

GUE

0

28

10

 

Il s'agissait probablement de la mesure la plus controversée de tout le paquet. Le rapporteur Guido Sacconi (PSE, Italie), qui menait notre groupe, a réussi à rassembler une large majorité au sein du PE pour faire passer un compromis à la fois équilibré et ambitieux qui révolutionnera l'industrie automobile et contribuera à en faire une industrie innovante et propre du XXIe siècle.

 

Nos succès

Le groupe socialiste a toujours adopté une approche cohérente et responsable face à la question des changements climatiques.

Contrairement au centre droit, nous avons utilisé notre force pour faire en sorte que les propositions respectent un bon équilibre entre la lutte contre les changements climatiques, l'aide à apporter à l'industrie européenne pour qu'elle s'adapte au défi que constituent ce changement et la protection des emplois et de la compétitivité européenne. C'est particulièrement important en ces temps difficiles.

 

Nos prochains objectifs politiques :

1. Obtenir un accord international à Copenhague pour lutter contre les changements climatiques après 2012.

2. Veiller à ce que l'Union européenne soit en mesure de réduire de 30 % ses émissions de CO2 d'ici 2020 dans le cadre des accords internationaux.

3. Le manifeste 2009 du PSE a fait du sauvetage de notre planète une question prioritaire pour les élections. Nos ambitions sont :

- de respecter nos objectifs de réduction des émissions de CO2 et de développer pour l'Europe une énergie durable, indépendante et sûre ;

- d'investir dans une croissance « verte » et « intelligente » ;

- d'agir à tous les niveaux pour que les citoyens soient en mesure de répondre au défi que constitue le changement climatique d'une manière équitable et efficace en termes de coût ;

- d'être leaders au niveau mondial afin de trouver des solutions équitables tant pour les pays industrialisés que pour les pays en développement.

Chères amies, chers amis,


Le meeting du Parti socialiste qui s'est tenu hier à Rezé, dans la région Grand Ouest, a été une belle réussite. C'est un parti uni, et surtout de très nombreux militants, qui sont venus soutenir les candidats socialistes aux élections européennes du 7 juin.


Martine Aubry et Ségolène Royal y ont prononcé des discours forts pour appeler les citoyens à voter pour l'Europe sociale que nous appelons tous de nos voeux.


« Unissons-nous pour cette Europe sociale, unissons-nous !
a demandé Ségolène Royal. Salariés de Gandrange, l'Europe sociale a besoin de vous. Salariés de Continental, l'Europe sociale a besoin de vous. Salariés de Molex, d'Heuliez, de Peugeot, l'Europe sociale a besoin de vous. Salariés de toutes les entreprises, l'Europe sociale a besoin de vous (...). Chaque abstention, c’est une voix pour la droite. Au cynisme libéral, nous devons opposer la réconciliation sociale. »


C'est une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative aussi pour la paix du monde que le Parti socialiste souhaite voir prendre forme.


En s'adressant aux candidats, Ségolène Royal leur a rappelé l'importance de la tâche qu'ils auront à accomplir au Parlement européen. « A vous de décider que le moment est venu de créer les Etats-Unis d'Europe. Ce jour viendra, sinon l'alternative vous la connaissez parfaitement : ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes. »


Vous pouvez voir (ou revoir) les interventions de
Ségolène Royal, Martine Aubry, Bernadette Vergnaud, tête de la liste socialiste dans le Grand Ouest.


Amitiés,

L'équipe de Ségolène Royal

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