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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Dans les Hauts-de-Seine


Les
arguments de Luc Chatel pour écarter Patrick Devedjian de la présidence de l’EPAD semblent imparables : « il y a des règles, à 65 ans, on cesse ses fonctions à la tête d’un établissement public. Elles valent pour tout le monde. Le gouvernement ne souhaite pas les modifier pour un cas particulier ».

 

Mais voilà, ce qui a été refusé à Patrick Devedjian, celui qui, l’année dernière, voulait nettoyer les écuries d’Augias… a été accepté pour une autre présidence d’établissement public.

 

Lors du conseil des ministres du 7 mars, le projet de loi relatif au Grand Paris a été présenté. Le texte concernant les compétences de l’établissement public chargé de « la valorisation industrielle » des activités universitaires sur le plateau de Saclay, dans la banlieue Sud de Paris, les définit ainsi : « acquisitions immobilières, conduite d’opération d’aménagement, mobilisation de financement », c'est-à-dire les mêmes missions que celles de l’EPAD.


Il était déclaré : « Cet organisme sera administré par un conseil composé de représentants de l’état, le président du conseil d’administration assurera la direction général de l’établissement. »

 

Mais dans l’exposé des motifs qui accompagne le projet de loi, il est dit qu’ au travers d’un  futur décret d’application « il sera dérogé à la loi du 13 septembre 1984 relatif à la limite d’âge dans la fonction publique à 65 ans pour le président du conseil d’administration ! »

 

N’est-ce-pas extraordinaire qu’une règle à laquelle on ne peut absolument pas déroger lorsque le bénéficiaire en est le fils Sarkozy, devient facultative dans un autre cas ? À moins qu’il y ait un candidat de plus de 65 ans à y placer. Il va bien falloir qu’on nous explique cette différence de traitement.

POLEMIQUE - Michèle Delaunay, la députée de Gironde qui avait déjà réagi très promptement en fin de semaine dernière, à la possibilité de la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad (établissement d’aménagement de la défense), importe aujourd’hui l’affaire dans l’hémicycle. Par le biais d’une question à Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse, elle remue un peu plus le couteau dans la plaie de la majorité. « Quelle confiance peuvent avoir aujourd’hui les jeunes français en vos paroles et en votre plan ? » attaque la députée avant d’enfoncer le clou : « Au moment où vous nous présentez votre plan pour la promotion des jeunes, nous apprenons la nomination de M. Jean Sarkozy à la tête de l’Etablissement d’aménagement du plus gros quartier d’affaires européen, la Défense. »

Dans sa question, Michèle Delaunay se fait un devoir de rappeler que 25 % des jeunes et notamment des diplômés sont au chômage et interroge Martin Hirsch sur les répercussions que l’ascension éclair de Jean Sarkozy va avoir auprès de cette population. « Quel signe leur donne-t-on aujourd’hui ? Où est la promotion du travail de l’effort ? Où est le mérite ? Où est l’exemple, cette exemplarité républicaine que nous devons d’abord exiger au plus haut niveau de l’Etat ? » demande-t-elle. Avant de conclure : « Comment ne pas voir, ne pas comprendre qu’il s’agit de l’appropriation d’un département, et par une famille et par un clan. Et vous Ministres intègres, Conseillers vertueux, que dîtes-vous, que faîtes-vous ? » La députée va encore plus loin sur son blog. Dans un billet intitulé « De Jean Sarkozy et du cheval Incinatus », elle compare la situation actuelle à la décadence de l’empire romain en s’autorisant une saillie particulièrement mordante : « Pas d’excès d’inquiétude : si Caligula fit Consul son cheval Incinatus, le Président n’a, à ce jour aucun animal connu des médias. » C’est Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme qui a répondu à Michèle Delaunay au nom de Martin Hirsch en expliquant que « la seule légitimité qui vaille c’est celle de l’élection », que « Jean sarkozy a une double légitimité » et que l’Epad n’est pas dirigé par une seule personne mais par un conseil d’administration.

 

S.L.

Le blog de Michèle Delaunay

 

Source : Libération.

Jean Sarkozy est partout sur les réseaux sociaux

INTERNET - La candidature du fils du président à l'Epad a suscité un épiphénomène sur les réseaux sociaux appelé #jeansarkozypartout...

Ici, « Jean Sarkozy va remplacer Didier Lombard à la tête d’Orange »; là, « Jean Sarkozy candidat à l’Académie française »; ou encore, « si jean Sarkozy était en équipe de France, on serait pas obligé de se taper les barrages ! ».

La suite sur 20 Minutes.

 

Polémique autour de Sarkozy fils

En France, la probable accession du fils cadet du président à la tête du plus grand quartier d'affaires français suscite de vives réactions.

Jean Sarkozy, âgé de seulement 23 ans, est étudiant en deuxième année de droit. Il est déjà conseiller général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, et maintenant candidat pour diriger l'établissement public chargé d'aménager le grand quartier de La Défense.

La suite sur Radio Canada.

 

L'étranger ironise sur le "Dauphin" Jean Sarkozy

En France, la polémique enfle au sujet de la très certaine nomination de Jean Sarkozy, à la tête de l'Epad, l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense. Une aubaine pour la presse étrangère qui s'amuse de l'ascension "miraculeuse" du "Prince Jean".

La suite sur l’Express.

 

« Si à 23 ans, tu diriges pas La Défense, t'as raté ta vie. »

C'est le jeu du jour : twitter avec humour sur #JeanSarkozyPartout. Florilège de bons mots.

Il y a la pétition (déjà plus de 27 700 signatures à l'heure où nous écrivons cet article) et puis il y a Twitter. Plus fort que Chuck Norris et Jean-Claude Van Damme réunis, Jean Sarkozy fait le bonheur d'Internet via des tweets (messages sur le réseau social Twitter) plus insolites les uns que les autres.

La suite sur Métro France.

 

 

Le bruit commence à enfler, sur Internet, dans la presse, sur les réseaux sociaux, tout autour de la planète… sur la France république bananière, monarchie, sur le népotisme… jusqu’en Chine où on nous donne des leçons !


Ne laissons pas Nicolas Sarkozy installer son fils Jean
sur le trône des Hauts-de-Seine.

Signons la pétition :
Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD.

Avant que Nicolas Sarkozy devienne Président de la République, les altoséquanais savaient combien ce personnage considérait le département des Hauts-de-Seine comme sa chasse gardée. Il l’a d’ailleurs réaffirmé récemment concernant « sa » ville de Neuilly-sur-Seine lorsque le maire divers droite Jean-Christophe Fromantin, voulu par lui en remplacement de David Martinon lors des municipales 2008, a eu l’heur de se rapprocher de la gauche !


La ligne rouge vient d’être franchie avec la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD (Établissement Public d’Aménagement de La Défense), organisme qui pilote l’urbanisme du quartier d’affaires de l’ouest parisien, sur le point de s’unir à l’EPASA (Établissement public d'aménagement Seine-Arche), qui gère une partie de Nanterre, ville restée à gauche et que la majorité départementale aimerait annexer, 2 opérations stratégiques au moment où l’UMP cherche à reprendre la main sur l’Île-de-France au travers du « Grand Paris ».


Par un jeu de chaises musicales, fin du mandat de Patrick Devedjian atteint par la limite d’âge, démission d’un administrateur de l’EPAD nouveau centre pour complaire au roi et au prince consort, Jean Sarkozy pourra intégrer l’établissement et se porter candidat en décembre au poste de Président.


Les dossiers d’un président de l’EPAD, c’est l'urbanisation du premier quartier d'affaires d'Europe, avec ses 2 500 sièges sociaux, ses 150 000 salariés, ses 3 millions de mètres carrés de bureaux…


Quelle crédibilité le Président croit-il acquérir vis-à-vis de la communauté internationale en se permettant de parachuter son fils, lorsque nous nous permettons de critiquer les « fils à papa » qui succèdent à leur père à la tête d’une République ou sur un poste théoriquement accessible, non par la naissance, mais par les compétences du candidat ?


Or, quelles sont les capacités de Jean Sarkozy, en 2e année de droit quand d’autres au même âge ont largement dépassé ce stade et cherchent en vain un emploi ? A-t-il démontré des qualités de gestionnaire dans son mandat de président du groupe UMP au conseil général, qu’il semble assumer en parallèle de peu brillantes études ? Non, bien sûr, il s’est surtout illustré par l’argument utilisé pour se présenter au poste préalablement prévu pour un candidat nouveau centre : « C’est mon père qui me le demande ». Le mérite de Jean Sarkozy ? Celui de porter ce nom. Et l’on peut parier que ça passera, juste pour cette raison.


Les Hauts-de-Seine ne peuvent rester le fief d'un clan, ses habitants doivent combattre cette dérive monarchique, préfiguration de ce que voudrait Nicolas Sarkozy pour la Nation.

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