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Défendre une autre politique

Le 6 mai 2007, les français ont choisi d'élire Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.

Ségolène Royal reste la personne qui mène une politique à la fois humaine et pragmatique notamment en tant que Présidente de Poitou-Charentes, au profit du plus grand nombre et non pour une élite du pouvoir médiatico-financier.

Avec Ségolène,nous continuons de défendre une autre politique.


Venez prolonger le débat, sur le forum Désirs d'Avenir Rueil-Malmaison :
http://da-rueil-malmaison.forumactif.com/forum.htm.

Décryptage du pacte présidentiel

Je ne veux plus qu’un jeune qualifié ou diplômé reste sans rémunération et au chômage au-delà de six mois sans avoir, soit une formation complémentaire rémunérée, soit un emploi. J’appellerai les entreprises à exercer leur devoir, parce que tendre la main à un jeune qualifié ou à un jeune diplômé, c’est préparer la ressource professionnelle qualifiée de demain et il est de l’intérêt même des entreprises que de faire cet effort pour donner à tous les jeunes, ceux qui n’ont pas de piston, ceux qui n’ont pas de soutien, ceux qui n’ont pas de relations et qui, souvent, à diplôme égal, n’ont pas la chance de faire leurs preuves. Les entreprises devront se bouger pour faire en sorte que notre jeunesse ne soit plus gaspillée.

Débat participatif sur la jeunesse de Grenoble

L’engagement que je prends, c’est qu’en France, plus aucun jeune ne sera sans emploi ou sans stage rémunéré ou sans soutien pendant plus de six mois. Mais c’est très important parce que ça sera l’un des coeurs de mon projet. Je crois que si l’on remet les jeunes au travail ou dans la prise de conscience de leur utilité, alors on remet aussi la France debout.

RTL MATIN, 17 janvier 2007

La garantie d’activité jeunes

Au bout de six mois, si un jeune est au chômage ou sans revenu, il aura obligatoirement :

- soit un « emploi tremplin », puisque je vais en créer 500 000 sur la durée des cinq ans,

- soit une formation rémunérée parce que s’il ne trouve pas d’emploi, c’est peut-être parce que sa formation n’est pas adaptée à l’emploi ;

- soit un travail d’utilité collective qui sera rémunéré en tant que tel ;

- soit une allocation d’autonomie s’il fait ses études et s’il n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins.

500 000 Emplois tremplins

Et, là où la droite a détruit les emplois jeunes, qui avaient permis à 350 000 jeunes de trouver une première expérience professionnelle, nous généraliserons les emplois tremplins créés depuis 2004 par les Régions de gauche, pour atteindre le chiffre de 500 000 emplois tremplins.

Repères

* La garde des enfants : un problème massif

- 6 familles sur 10 connaissent des difficultés quant à la garde de leurs jeunes enfants

- 80 % des enfants de moins de 3 ans ne trouvent pas de place en crèche

- Les frais de garde pour un enfant sont en moyenne de 300 euros par mois 

 

Ce que nous proposons :

* Des structures d’accueil dans les maternelles

- Accessibles à partir de 2 ans

- Avec encadrement pédagogique, médical et culturel adapté

* Dimension financière

Ce nouveau service public serait destinataire de 8 % du budget du ministère de l’éducation et de la recherche.

 

Ce que propose la droite :

* L’UDF : rien, sinon l’outrance

- Notre dispositif serait "irréaliste" et « outrancier »

- Mais aucune proposition concrète sinon « quelques pistes » selon les propres termes du projet législatif de l’UDF

* L’UMP : repousser le problème à 2012

- Mettre en place un droit opposable à la garde d’enfants (obligation d’accueil sous peine de possible condamnation des pouvoirs publics par la justice)

- Le droit serait opposable en 2012. En attendant…

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est engagée mardi, si elle est élue, à ce que la présidence de la République devienne "économe" des deniers publics et "transparente", détaillant cinq décisions qu'elle prendrait.

Ségolène Royal propose cinq réformes pour que la Présidence de la République devienne républicaine.

1 - Transparence: le vrai budget de l'Elysée intégrant la totalité des dépenses sera présenté au Parlement dans le cadre de la loi de finances.

2 - Contrôle: le budget de l'Elysée sera soumis au contrôle de la Cour des comptes.

3 - Suppression des dépenses à caractère privé: déplacements privés, vacances, famille. Cette règle vaudra pour le chef de l'Etat comme pour les membres du gouvernement.

4 - Réduction du train de vie de l'Elysée, avec l'objectif de réduire de moitié les frais de réception.

5 - Une commission évaluera l'utilité des bâtiments publics et des propriétés dépendant de l'Elysée et des ministères, leur coût de fonctionnement et la possibilité d'ouverture au public des parcs et jardins.

La lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants sera décrétée grande cause nationale.

Ségolène Royal annonce un plan en cinq points contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, lors d'un déplacement à Nantes, où une jeune femme de 23 ans a été tuée la semaine dernière.

Elle rappelle que les violences faites aux femmes seront l'objet de la première loi qu'elle déposera, et déclare qu'il y aura « un volet très important sur la lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants. Cette lutte sera décrétée grande cause nationale ».

« Un dispositif sera organisé autour de cinq mesures concrètes, d'abord une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis. Troisièmement, il n'y aura plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité ».

« Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera porté et il y aura un système de contrôle régulier ». Enfin, la candidate socialiste insiste sur un « dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire ».

I) La situation

La mondialisation à l’œuvre aujourd’hui est un fait inéluctable. Il s’agit de la réguler, de la maîtriser, de la réorienter en fonction d’objectifs sociaux, économiques, environnementaux, publics correspondant à nos valeurs et à nos principes.

Le cours libéral actuel de la mondialisation développe des effets négatifs, à l’échelle des continents et ne permet pas de répartir comme il le faudrait les richesses créées.

Les inégalités s’accroissent entre pays et au sein de chaque société, au point que des centaines de millions de femmes, d’hommes et d’enfants vivent sous le seuil absolu de pauvreté.

La faim, la soif, les pandémies continuent de sévir. Elles engendrent leur lot de conflits et de violences aveugles.

Les conflits armés, régionaux s’amplifient.

Le problème de l’eau et de l’inégalité d’accès à l’eau potable, connaît une nouvelle acuité.

Les sources d’énergie se raréfient progressivement faute de maîtrise collective.

L’environnement de la planète est menacé, tandis que le dérèglement climatique n’est plus qu’une question de génération, si rien n’est fait rapidement pour inverser la tendance. La mondialisation libérale est la fois injuste et myope. En Europe même, les délocalisations industrielles impliquent des drames sociaux et nourrissent l’inquiétude.

C’est la raison pour laquelle la France doit s’impliquer pleinement dans la relance de la construction d’une Europe sociale, d’une Europe puissance.

II) Les propositions de Ségolène Royal

La France n’est elle-même que si elle parle au monde le langage de sa devise républicaine, que si elle pose les actes d’une vraie solidarité internationale.

Plusieurs propositions en découlent :

- d’abord réformer l’Organisation Mondiale du Commerce, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale dans le sens de la démocratie et de la transparence. Les normes sociales et environnementales doivent être affichées comme des critères  à part entière ;

- ensuite, instaurer une taxe sur les flux financiers, taxe de type « tobin », de manière à maîtriser et à réorienter les mouvements de capitaux vers des objectifs d’intérêt public. En corollaire, il conviendra aussi de s’attaquer à tous les outils de blanchiment d’argent sale, et donc aux paradis fiscaux ;

- par ailleurs, conduire une vraie politique de co-développement en particulier avec les pays du Sud. C’est une nécessité politique et démocratique. C’est un impératif pour la paix, une exigence sociale et morale.

Cette politique signifie aussi l’amorce franche d’une coopération euro méditerranéenne afin d’articuler et de développer les complémentarités évidentes entre les deux rives de la Méditerranée.

Elle suppose enfin un effort sans réserve en faveur des pays du Sud afin qu’ils se dotent de politiques de santé efficaces capables de juguler les pandémies dévastatrices, comme le Sida, la malaria ou le risque de grippe aviaire. Un accès plus aisé aux médicaments génériques et l’instauration d’un fonds public mondial destiné à l’ouverture d’un droit de solidarité sanitaire, sont prioritaires.

Le co-développement, un devoir et une nécessité !

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